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(CET) a été installé en 2015 mais a dû être refermé quelques mois après son ouverture en raison
de problèmes techniques. En attendant, tous les déchets de la commune sont de nouveau
déversés dans la décharge au niveau du PNG et engendrent des nuisances à l’environnement et
à la santé humaine.
 Erosion côtière
L’objectif de cet indicateur est de déterminer le niveau d’érosion du linéaire côtier meuble de
la commune de Bejaïa. Pour le renseigner, nous nous sommes basés sur deux paramètres : le
premier étant « le niveau de risque d’érosion » établi au PAC Bejaïa en utilisant le géoindicateur sur la largeur des plages et la distance par rapport à l’isobathe -20 m selon Palmer et
al, 2011. La méthode stipule que le niveau de risque résulte de la largeur des plages et la distance
par rapport à l’isobathe -20 m. Plus la distance est grande plus les vagues sont dissipées et
l’énergie érosive est réduite. Il existe quatre niveaux de risque : le niveau 1 étant ‘très faible’,
2 ‘faible’, 3 ‘modéré’ et 4 ‘très élevé’. Les résultats de l’étude réalisée pour l’élaboration du
PAC ont démontré que les six plages de la commune de Bejaïa représentent un risque d’érosion
élevé de niveau 4 (PAC Bejaïa, 2015). Le deuxième paramètre pour l’estimation de l’indicateur
est le bilan sédimentaire ; il est calculé à partir de la surface des plages perdue à cause de
l’érosion par rapport à la surface totale des plages de la commune de Bejaïa (Annexe 8). Le
phénomène d’érosion est intense dans certaines plages comme la plage de Sidi Ali Lebhar et
celle de Boulimat qui ont connu un fort recul et ont perdu une surface de 12000 m
2 entre 2004
et 2010. Le taux de recul le plus faible est enregistré à la plage Sahel avec une surface perdue
de 700 m
2
. Le calcul du pourcentage du recul de l’ensemble des plages de la commune a révélé
que 31.84%, soit près du tiers de la surface des plages, ont été perdus. Ce phénomène risque
d’être accentué par les effets naturels (changements climatiques) mais surtout par les pressions
anthropiques (artificialisation des plages et extraction du sable).
 Bon fonctionnement du Conseil d’orientation (CO)
Le CO est chargé de délibérer sur l’élaboration et la mise en œuvre du plan de gestion du Parc,
des activités menées ainsi que sur toutes les questions relatives aux missions, à l'organisation
et au fonctionnement du Parc national. Il est de même la plateforme d’intégration et de
participation des acteurs du territoire. Le bon fonctionnement du CO peut donc être considéré
comme un indicateur de l’efficience et de l’aboutissement du processus de participation et
concertation. Cet indicateur permet d’évaluer le fonctionnement du Conseil d’orientation du
PNG et de son efficacité. L’indicateur est élaboré à partir de deux métriques : i) le nombre de
décisions et de recommandations du CO mises en œuvre de manière effective et dans les délais
requis par les gestionnaires du PNG et ii) la représentativité des acteurs dans le Conseil
d’orientation.
L’ensemble des recommandations du Conseil ont été mises en œuvre en 2014 et 2016 et les
trois quarts en 2015. Cette métrique requiert toutefois une analyse plus poussée et doit prendre
en considération, en plus du nombre des recommandations, leur nature, leur pertinence ainsi
que leur représentativité par rapport aux problématiques et aux enjeux du PNG.
Concernant la représentativité des acteurs dans le Conseil, ce dernier est composé à 70% de
représentants de différents ministères (représentés par les directions de la Wilaya). Les
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La gestion intégrée des parcs naturels côtiers - 168/243

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