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La GIZC a également été considérée par la Commission Européenne comme « une exigence
vitale pour s’orienter vers un nouveau modèle de développement et en même temps la condition
essentielle du développement durable des zones côtières » (Peyron et Blanchard, 2011).
La participation et l’intégration des acteurs, la communication, la sensibilisation et la formation
des différentes parties prenantes sont considérées comme les principes fondamentaux de la
GIZC (SNGIZC, 2015).
D’autre part, la GIZC favorise la prospective et la participation à travers sa contribution dans
la production des connaissances permettant d’améliorer la qualité des prévisions et de la
communication entre les acteurs. La participation de l’ensemble des parties prenantes à coconstruire les connaissances et la prise en considération de leurs attentes permet la régulation
des conflits dont font face les zones côtières (Michelot, 2011).
1.1.2 Un bref historique…
La GIZC est un paradigme né au sein de la communauté scientifique aux États-Unis dans les
années 1970 suite à un constat de dégradation des écosystèmes marins en raison de mauvaise
gestion de ces espaces (Billé, 2006, Lefebvre, 2011). Cette notion n’a cependant été prise en
compte à l’échelle internationale qu’en 1992 lors du sommet de la terre de Rio où la protection
et la gestion durable des côtes et mers ont été instituées au chapitre 17 de l’Agenda 21 (Van
Tilbeugh, 2006, Billé, 2006, Lefebvre, 2011).
La situation n’est pas en reste en Méditerranée où il avait été constaté que les activités humaines,
dont un bon nombre est concentré dans la zone côtière, sont la cause des problèmes de qualité
du milieu marin. Delà, « la protection de l'environnement a été associée au contrôle des activités
humaines et la GIZC a été largement reconnue comme la meilleure démarche de mise en
cohérence des activités de gestion des zones côtières » (PNUE/PAM/PAP, 2001).
La Convention sur la protection du milieu marin et du littoral de la mer Méditerranée est
considérée comme « celle qui répond le plus aux besoins de la gestion intégrée des zones
côtières » en rendant une « évidence juridique » la liaison entre le littoral et le milieu marin
considérée jusque-là une « évidence uniquement scientifique » (Prieur, 2011).
L’introduction de la GIZC en Méditerranée s’est faite à travers le protocole de Madrid, premier
traité consacré exclusivement à la gestion intégrée de cette zone, adopté en 2008 et entré en
vigueur en 2011. Cette initiative est considérée « inédite en droit international » (Prieur, 2011).
Ce protocole est axé principalement sur : la gouvernance, la promotion et l’application des
approches intersectorielles, la prise en compte des besoins des acteurs ainsi que l’adaptation
des projets et programmes pour les situations locales.
Une bonne communication entre les autorités à différentes échelles et l’utilisation d’outils de
gestions adaptatifs sont également requises (PEGASO, 2014).
1.1.3 Principe et déroulement
Le principe de la GIZC est d’associer autour d’un projet commun de multiples acteurs afin de
partager un diagnostic sur la situation d’un territoire, puis de définir de manière concertée les
objectifs à atteindre, les actions nécessaires à mener et enfin de les conduire (DIRM-MEMN,
2017). L’objectif principal de la mise en place d’une approche GIZC est, en plus de répondre
La GIZC a également été considérée par la Commission Européenne comme « une exigence
vitale pour s’orienter vers un nouveau modèle de développement et en même temps la condition
essentielle du développement durable des zones côtières » (Peyron et Blanchard, 2011).
La participation et l’intégration des acteurs, la communication, la sensibilisation et la formation
des différentes parties prenantes sont considérées comme les principes fondamentaux de la
GIZC (SNGIZC, 2015).
D’autre part, la GIZC favorise la prospective et la participation à travers sa contribution dans
la production des connaissances permettant d’améliorer la qualité des prévisions et de la
communication entre les acteurs. La participation de l’ensemble des parties prenantes à coconstruire les connaissances et la prise en considération de leurs attentes permet la régulation
des conflits dont font face les zones côtières (Michelot, 2011).
1.1.2 Un bref historique…
La GIZC est un paradigme né au sein de la communauté scientifique aux États-Unis dans les
années 1970 suite à un constat de dégradation des écosystèmes marins en raison de mauvaise
gestion de ces espaces (Billé, 2006, Lefebvre, 2011). Cette notion n’a cependant été prise en
compte à l’échelle internationale qu’en 1992 lors du sommet de la terre de Rio où la protection
et la gestion durable des côtes et mers ont été instituées au chapitre 17 de l’Agenda 21 (Van
Tilbeugh, 2006, Billé, 2006, Lefebvre, 2011).
La situation n’est pas en reste en Méditerranée où il avait été constaté que les activités humaines,
dont un bon nombre est concentré dans la zone côtière, sont la cause des problèmes de qualité
du milieu marin. Delà, « la protection de l'environnement a été associée au contrôle des activités
humaines et la GIZC a été largement reconnue comme la meilleure démarche de mise en
cohérence des activités de gestion des zones côtières » (PNUE/PAM/PAP, 2001).
La Convention sur la protection du milieu marin et du littoral de la mer Méditerranée est
considérée comme « celle qui répond le plus aux besoins de la gestion intégrée des zones
côtières » en rendant une « évidence juridique » la liaison entre le littoral et le milieu marin
considérée jusque-là une « évidence uniquement scientifique » (Prieur, 2011).
L’introduction de la GIZC en Méditerranée s’est faite à travers le protocole de Madrid, premier
traité consacré exclusivement à la gestion intégrée de cette zone, adopté en 2008 et entré en
vigueur en 2011. Cette initiative est considérée « inédite en droit international » (Prieur, 2011).
Ce protocole est axé principalement sur : la gouvernance, la promotion et l’application des
approches intersectorielles, la prise en compte des besoins des acteurs ainsi que l’adaptation
des projets et programmes pour les situations locales.
Une bonne communication entre les autorités à différentes échelles et l’utilisation d’outils de
gestions adaptatifs sont également requises (PEGASO, 2014).
1.1.3 Principe et déroulement
Le principe de la GIZC est d’associer autour d’un projet commun de multiples acteurs afin de
partager un diagnostic sur la situation d’un territoire, puis de définir de manière concertée les
objectifs à atteindre, les actions nécessaires à mener et enfin de les conduire (DIRM-MEMN,
2017). L’objectif principal de la mise en place d’une approche GIZC est, en plus de répondre
