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5.4 Transposabilité du modèle parc marin
Les parcs marins en France sont constitués de la même manière mais la complexité des
territoires en terme d’organisation administrative, de leadership d’élus (plusieurs régions et
départements) et de la différence des pratiques peuvent compliquées la situation. Par ailleurs,
si l’enjeu devient enjeu de pouvoir au lieu ceux pour lesquels il a été créé, à savoir la gestion
intégrée de l’espace le Parc perdrait son objectif et serait plus compliqué à faire fonctionner.
Le modèle parc marin est très original mais applicable et même recommandé dans les zones à
multi-activités et surexploitées comme en Méditerranée car il a montré qu’on pouvait combiner
protection et développement. Des conditions doivent néanmoins être remplies pour garantir la
réussite de la transposabilité :
- Ne pas manquer d’audace et impliquer les acteurs durant la phase de création du parc.
- Gérer les débats et les attitudes.
- Avoir un minimum en terme d’équipe, de moyens, de présence et de technique. Les moyens
sont indispensables pour assurer la durabilité.
- L’Etat doit jouer le jeu ainsi que les professionnels.
- Nécessité d’avoir un leader politique et un leader pour l’animation.
- Avoir une volonté politique forte et des garanties réglementaires qui feraient que les décisions
soient respectées.
- Mettre en place des projets qui donnent envie d’aller plus loin pour garantir la pérennité du
Parc dans le temps.
- Proposer des outils adaptés au milieu, prendre en considération la question des échelles et
privilégier l’échelle réseau plutôt que l’échelle locale.
- Avoir une connaissance objective qui peut être aussi fournie par les acteurs pour pouvoir
apaiser les tensions et débattre sereinement.
- Garantir un échange et un débat avec les usagers du milieu et constituer une instance de
discussion entre ces derniers.
Néanmoins, en tirer les enseignements et partager l’expérience capitalisée était ce qui était
valable selon certains interviewés. Les parcs ne se ressemblent pas et ce qui guide les acteurs
est ce qu’il y a sur le territoire (acteurs, environnement, espèces…). Il faudrait donc aborder les
sujets mobilisateurs pour assurer l’engagement des acteurs.
Encore une fois, les points focaux ressortis des recommandations sont en relation avec les
acteurs. L’une des conclusions majeures est également qu’une expérience peut ne pas avoir le
même succès y compris dans un même pays régi par une législation commune et dans un
contexte plus ou moins similaire. D’où l’importance d’impliquer les scientifiques de diverses
disciplines et les gestionnaires afin de garantir l’adaptabilité des enseignements tirés au
contexte local du territoire dans lequel on souhaiterait reproduire l’expérience.
5.4 Transposabilité du modèle parc marin
Les parcs marins en France sont constitués de la même manière mais la complexité des
territoires en terme d’organisation administrative, de leadership d’élus (plusieurs régions et
départements) et de la différence des pratiques peuvent compliquées la situation. Par ailleurs,
si l’enjeu devient enjeu de pouvoir au lieu ceux pour lesquels il a été créé, à savoir la gestion
intégrée de l’espace le Parc perdrait son objectif et serait plus compliqué à faire fonctionner.
Le modèle parc marin est très original mais applicable et même recommandé dans les zones à
multi-activités et surexploitées comme en Méditerranée car il a montré qu’on pouvait combiner
protection et développement. Des conditions doivent néanmoins être remplies pour garantir la
réussite de la transposabilité :
- Ne pas manquer d’audace et impliquer les acteurs durant la phase de création du parc.
- Gérer les débats et les attitudes.
- Avoir un minimum en terme d’équipe, de moyens, de présence et de technique. Les moyens
sont indispensables pour assurer la durabilité.
- L’Etat doit jouer le jeu ainsi que les professionnels.
- Nécessité d’avoir un leader politique et un leader pour l’animation.
- Avoir une volonté politique forte et des garanties réglementaires qui feraient que les décisions
soient respectées.
- Mettre en place des projets qui donnent envie d’aller plus loin pour garantir la pérennité du
Parc dans le temps.
- Proposer des outils adaptés au milieu, prendre en considération la question des échelles et
privilégier l’échelle réseau plutôt que l’échelle locale.
- Avoir une connaissance objective qui peut être aussi fournie par les acteurs pour pouvoir
apaiser les tensions et débattre sereinement.
- Garantir un échange et un débat avec les usagers du milieu et constituer une instance de
discussion entre ces derniers.
Néanmoins, en tirer les enseignements et partager l’expérience capitalisée était ce qui était
valable selon certains interviewés. Les parcs ne se ressemblent pas et ce qui guide les acteurs
est ce qu’il y a sur le territoire (acteurs, environnement, espèces…). Il faudrait donc aborder les
sujets mobilisateurs pour assurer l’engagement des acteurs.
Encore une fois, les points focaux ressortis des recommandations sont en relation avec les
acteurs. L’une des conclusions majeures est également qu’une expérience peut ne pas avoir le
même succès y compris dans un même pays régi par une législation commune et dans un
contexte plus ou moins similaire. D’où l’importance d’impliquer les scientifiques de diverses
disciplines et les gestionnaires afin de garantir l’adaptabilité des enseignements tirés au
contexte local du territoire dans lequel on souhaiterait reproduire l’expérience.
