Premier Chapitre: Données bibliographiques
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le courant exhalant. L’oxygène ainsi capté pénètre dans l’hémolymphe pour être distribué
dans tout l’organisme. Lorsque la moule se retrouve à l’air libre, elle ferme sa coquille et
passe à une respiration anaérobie (respiration réalisée par certains organismes en l’absence
d’oxygène).
Le système circulatoire : L’appareil circulatoire est relativement simple. On y trouve un cœur
dorsal (enveloppé par le péricarde) qui comprend deux oreillettes latérales et un ventricule.
L’hémolymphe (mélange de sang et de lymphe), chassée dans deux aortes, est distribuée aux
différentes parties de l'organisme par un réseau de vaisseaux sanguins. Ce système artériel
aboutit à des espaces libres sans parois propres : les lacunes. L’hémolymphe n’est plus, à ce
moment, canalisée en un système de vaisseaux individualisés. Elle gagne ensuite les reins, où
elle est purifiée, avant de pénétrer dans les branchies. Dans ces organes, elle s’enrichit alors
en oxygène (O2) et se décharge en gaz carbonique (CO2). Une fois oxygénée, l’hémolymphe
rejoint les oreillettes du cœur.
A ce circuit principal se superpose un circuit accessoire. En effet l’hémolymphe qui circule
dans le manteau a la possibilité de suivre une voie de retour directe au cœur sans passer par
les reins ni les branchies. Lors du passage dans le manteau, un échange d’oxygène et de gaz
carbonique a lieu également.
Le système nerveux : Le bord du manteau est tapissé de cellules nerveuses sensibles à la
température, aux substances chimiques et à la lumière. Le système nerveux central des
mytilidés est principalement constitué de ganglions cérébroïdaux, pédieux et viscéraux. Ce
système nerveux diffus possède la capacité de sécréter des neurohormones, notamment de
nature peptidique. Les cycles de neurosécrétion ont été étudiés chez les Mytilidés ; Lubet
(1959) a mis en évidence une corrélation significative entre les étapes du cycle de
reproduction et l’activité des cellules neurosécrétrices chez Mytilus edulis. L’activité de
certaines cellules des ganglions cérébroïdes (cellules dites piriformes) augmente de manière
significative lors de la maturation sexuelle et l’ablation de certains ganglions nerveux
(cérébroïdes ou viscéraux) peut inhiber la ponte chez Mytilus edulis (Lubet, 1959).
2.3. Le cycle sexuel de la moule
La reproduction est reconnue comme un élément essentiel pour le maintien de l’équilibre des
communautés dans les écosystèmes. La gamétogenèse chez les mollusques bivalves
comprend comme chez tous les métazoaires actuels une ovogenèse et une spermatogenèse
dont le déroulement est bien connu.
La moule, Perna Perna est itéropare (plusieurs périodes de reproduction possibles la même
année et sur plusieurs années) avec des épisodes de croissance de la gonade, de rupture, de
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le courant exhalant. L’oxygène ainsi capté pénètre dans l’hémolymphe pour être distribué
dans tout l’organisme. Lorsque la moule se retrouve à l’air libre, elle ferme sa coquille et
passe à une respiration anaérobie (respiration réalisée par certains organismes en l’absence
d’oxygène).
Le système circulatoire : L’appareil circulatoire est relativement simple. On y trouve un cœur
dorsal (enveloppé par le péricarde) qui comprend deux oreillettes latérales et un ventricule.
L’hémolymphe (mélange de sang et de lymphe), chassée dans deux aortes, est distribuée aux
différentes parties de l'organisme par un réseau de vaisseaux sanguins. Ce système artériel
aboutit à des espaces libres sans parois propres : les lacunes. L’hémolymphe n’est plus, à ce
moment, canalisée en un système de vaisseaux individualisés. Elle gagne ensuite les reins, où
elle est purifiée, avant de pénétrer dans les branchies. Dans ces organes, elle s’enrichit alors
en oxygène (O2) et se décharge en gaz carbonique (CO2). Une fois oxygénée, l’hémolymphe
rejoint les oreillettes du cœur.
A ce circuit principal se superpose un circuit accessoire. En effet l’hémolymphe qui circule
dans le manteau a la possibilité de suivre une voie de retour directe au cœur sans passer par
les reins ni les branchies. Lors du passage dans le manteau, un échange d’oxygène et de gaz
carbonique a lieu également.
Le système nerveux : Le bord du manteau est tapissé de cellules nerveuses sensibles à la
température, aux substances chimiques et à la lumière. Le système nerveux central des
mytilidés est principalement constitué de ganglions cérébroïdaux, pédieux et viscéraux. Ce
système nerveux diffus possède la capacité de sécréter des neurohormones, notamment de
nature peptidique. Les cycles de neurosécrétion ont été étudiés chez les Mytilidés ; Lubet
(1959) a mis en évidence une corrélation significative entre les étapes du cycle de
reproduction et l’activité des cellules neurosécrétrices chez Mytilus edulis. L’activité de
certaines cellules des ganglions cérébroïdes (cellules dites piriformes) augmente de manière
significative lors de la maturation sexuelle et l’ablation de certains ganglions nerveux
(cérébroïdes ou viscéraux) peut inhiber la ponte chez Mytilus edulis (Lubet, 1959).
2.3. Le cycle sexuel de la moule
La reproduction est reconnue comme un élément essentiel pour le maintien de l’équilibre des
communautés dans les écosystèmes. La gamétogenèse chez les mollusques bivalves
comprend comme chez tous les métazoaires actuels une ovogenèse et une spermatogenèse
dont le déroulement est bien connu.
La moule, Perna Perna est itéropare (plusieurs périodes de reproduction possibles la même
année et sur plusieurs années) avec des épisodes de croissance de la gonade, de rupture, de
