Chapitre I : Généralités
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1. Notion du littoral
La notion de littoral est « à priori » simple à définir. Il s’agit de l’espace qui relie la terre,
la mer et l’atmosphère. Il n’existe cependant pas une définition unique de ce territoire, mais
plusieurs définitions selon que l'on est biologiste, géographe, juriste...
Et parmi ces différentes définitions, le littoral est défini comme le lieu de convergence et de
compétition entre des nombreuses activités humaines, quelquefois concurrentes (industrie,
agriculture, transport, tourisme), constitue aussi un patrimoine biologique et paysage de
première importance où les équilibres écologiques sont sans cesse fragilisés par les aléas
naturels mais également par l'Homme (Mezouar K, 2009).
Tant que le littoral est l’espace particulier, à l’interface de la lithosphère, de l’atmosphère et
de l’hydrosphère. Par conséquent, on y retrouve trois influences :
- Continentale, à savoir celle de la structure géologique du secteur considérer
- Marine, c’est-à-dire les conséquences des variations du niveau de la mer ou encore des
processus induites par les facteurs hydrodynamiques
- Atmosphériques, au travers de l’action de tous les agents subaériens (Paskoff R, 2010)
En raison de la combinaison de toutes ces influences, la position du rivage et la morphologie
côtière peuvent être très fluctuantes à diverses échelles de temps et d’espace.
1.1 Le trait de côte, ou ligne de rivage
Peut être défini comme le “niveau maximal atteint par la mer en période hivernale”, c’est
aussi une notion qui peut par exemple permettre de mesurer la longueur des côtes, de
quantifier les conséquences des phénomènes de conflit entre la terre et la mer. Malgré son
utilité, cette ligne est par essence même imprécise et mobile : sur le plan juridique, la notion
de trait de côte n'a d'ailleurs aucune valeur puisque seules sont reconnues les limites du
Domaine Public Maritime et celles des eaux territoriales ; le trait de côte se situe quelque part
entre ces deux limites sans qu'aucun recoupement n'existe. (Définition commune SHOMOHI, 2000)
1.1.1 Les facteurs d’évolution du trait de côte
La gestion de la zone côtière nécessite une bonne connaissance des processus responsables
de la mobilité (érosion/accumulation) du littoral .quatre types de processus interviennent dans
la mobilité du trait de côte :
- La baisse d’apport de sédiment d’origine continentale par les fleuves depuis la fin du
dernier épisode glaciaire (Paskoff, 2005).
- Les processus marins (houle, marée, courant associés….).
- Les processus continentaux (vent, gel, hydrologie, altérations physico-chimique des
roches…..).
- Les processus anthropique (ouvrage de défense...) qui agissent sur les matériaux et/ou
déplacent les sédiments (sables, galets…).
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Modélisation Numérique de la morphodynamique sédimentaire et de la cinématique du trait de côte Chenoua plage, willaya de Tipaza. - 17/138

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