Introduction
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Introduction
Les écosystèmes estuaires et côtiers sont des milieux de plus en plus affectés par les activités
humaines. L’industrialisation et le développement urbain, agricole ou touristique des villes en
zone côtière sont les principales causes de l’augmentation de la pression exercée sur ces
milieux. De plus les rejets urbains et l’utilisation de la mer comme dépotoir peuvent mener à
de hauts niveaux de pollution dans les écosystèmes marins, côtiers et estuariens.
Ce développement de l’activité humaine et industrielle s’est longtemps poursuivi au détriment
des cours d’eau en considérant qu’ils pouvaient supporter tous les rejets industriels et/ ou
urbains de manière illimitée. Ce mode de gestion de l’eau a eu pour conséquence une
accumulation de contaminants dans les sédiments et dans les organismes marins dont le
transport le long de la chaîne alimentaire représente un danger potentiel pour la santé humaine.
Parmi ces polluants, les éléments traces métalliques (ETM) représentent un groupe dangereux
pour le milieu aquatique à cause de leur rémanence, leur toxicité et leur tendance à la
bioaccumulation.
L’étude des éléments traces métalliques dans les sédiments est une contribution a la
détermination, à la compréhension et à la prévision de la pollution métallique. Cette
contribution est d’autant plus importante que ce compartiment peut aussi bien, selon sa nature
et ses conditions environnantes, jouer le rôle de réservoir en cas d’apport massif, que le rôle de
source polluante si les conditions de relargage se montrent favorables.
Les sédiments, réservoirs des éléments traces métalliques, forment une partie intégrale dans le
cycle de ces éléments. Les teneurs en éléments traces métalliques des sédiments varient dans le
même sens que celles de la roche mère qui représente la source et la réserve. Ces teneurs
dépendent également de l’influence de plusieurs processus intervenant dans la diagénèse des
sédiments. Par conséquent, la distribution, la solubilité et le mouvement de ces éléments restent
liés aux propriétés physico-chimiques des sédiments. Dans les systèmes aquatiques, les
sédiments sont étudiés pour leur rôle d’indicateur de contamination du milieu, à cause de leur
pouvoir de fixation des polluants. Selon Calmano et al., (1994), plus de 90% des éléments traces
métalliques rejetés dans ces écosystèmes sont piégés dans la matrice sédimentaire. Si les
sédiments peuvent être considérés comme des pièges pour les éléments traces métalliques
(ETM) ; ils représentent également une source potentielle de pollution.
Ces polluants piégés dans les sédiments et les matières organiques, sous certaines conditions,
peuvent relargués dans la colonne d’eau et exercer des effets délétères sur la faune aquatique,
les ressources halieutiques mais également sur les êtres humains. Dès lors, il est devenu
indispensable d’évaluer la qualité de ces milieux aquatiques.
Dans ce sens ; on a mené une étude qui consiste à détecter la présence de polluants et évaluer
leurs concentrations et déterminer le potentiel toxique des sédiments.
Le présent travail s’inscrit d’une estimation de taux de contamination et la compréhension de
l’évolution de la pollution chimique par les éléments traces métallique dans la zone de l’Oued
Sebaou en fonction de la profondeur du sédiment prélevé.
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