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pollution principale est le fait des pollutions urbaines, industrielles ou agricoles. Ces pollutions
terrestres sont continuées, concernent des volumes croissants et ont un impact grandissant.
La pollution agricole prend une place croissante. L’intensification de la production s’est traduite
par l’usage croissant d’intrants et de pesticides. Or, souvent non consommés par les plantes, ils
sont lessivés par les pluies et s’infiltrent dans les nappes phréatiques avant des gagner les
rivages par les cours d’eau. (Goeury, 2014).
L’action de ces polluants peut être immédiate ou ne se révéler que sur le long terme. De fait,
de nombreux composés solubles et réactifs se dégradent relativement facilement en mer.
Àl’opposé, certaines substances sont récalcitrantes à la dégradation, et leurs effets persistent
même longtemps après que l’utilisation d’une substance a été stoppée (Abarnou et al, 2013).
La pollution chimique a des effets tout aussi dévastateurs en détruisant l’intégralité d’un
écosystème et en créant une zone morte. Chaque année, 150 zones marines de 1 à 70 000 km²
sont déclarées zones mortes du fait de leur désoxygénations. Elles sont massivement situées au
large des côtes industrielles mais elles ne sont pas fixes. Elles apparaissent et se déplacent au
gré des courants et des saisons. Plusieurs zones marines sont menacées par de réguliers épisodes
d’hypoxie ou d’anoxie, soit la diminution de la concentration en oxygène qui passe alors sous
le seuil de survie des espèces animales. Ces phénomènes rares deviennent de plus en plus
fréquents du fait du réchauffement climatique mais aussi des pollutions terrestres par le
déversement des eaux usées. Ainsi de 1956 à 2006, les eaux ont connu une baisse de leur
quantité en oxygène et une augmentation du phytoplancton (Goeury, 2014).
De façon plus globale , notre société produit énormément de déchets et de polluants , qui avec
une mauvaise gestion , risquent d’atteindre les océan et de participé à leur contamination
durable.Les déchets solides, pollution bien visible sur nos plages sous forme, par exemple, de
matériaux en plastique d’usage très commun (emballage, bouteilles, débris de cordage),
peuvent atteindre physiquement les organismes, pris par exemple dans de vieux filets. Ils se
dégradent lentement dans l’océan en particules de très petite taille qui, une fois ingérées
par les organismes vivants, contribuent ainsi à la contamination chimique des espèces marines
(Abarnou et al, 2013).
I.4.Pollution invisible par les microplastiques :
Une découverte significative récente est que de minuscules fragments de plastique débris,
appelés microplastiques, se produisent dans les océans du monde entier (Barnes et al, 2009).
y compris en Antarctique (Zarfl et Matthies, 2010). Les microplastiques, une forme de litière
artificielle, ont accumulé dans les océans au moins au cours des quatre dernières décennies
(Thompson et al., 2004). Échantillonné de la surface eaux ou de sable de plage cette fraction
de litière comprend vierge pastilles de résine, pastilles de mélange maître et plus petites
fragments de plastiques dérivés des plus gros débris de plastique (Moore, 2008). Le terme
«microplast» et «microlitter» a été défini différemment par divers chercheurs. (Anthony et
Andrady, 2011) Particules de plastique ayant des dimensions allant de quelques 5 mm sont
couramment présents dans l'eau de mer (Ng et Obbard, 2006; Barnes et al, 2009). Pour plus
de clarté, cette gamme de taille seule est appelée "microplastique" ici; le plus grand les
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