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Introduction
Dans la société contemporaine, le plastique est devenu un matériau indispensable pour ses
différentes applications dans tous les domaines : médical, agro-alimentaire, automobile,
aéronautique …, Dans la vie de tous les jours, le plastique est présent dans nos vies depuis
seulement 3 générations. Il a révolutionné nos vies : nous consommons en moyenne 100 kg de
plastiques par an et par habitant de la planète. 54% des produits alimentaires sont emballés dans
du plastique. La demande est considérable, la production de plastique annuel a augmenté de
façon spectaculaire, passant de 1,5 millions de tonnes dans les années 1950 à environ 280
millions de tonnes en 2011. (Plastics Europe, 2013).
Chaque année, des grandes quantités de débris en plastique, environ 10% de la production
annuelle, se concentrent dans les mers et les océans, où ils se fragmentent lentement et
s'accumulent dans les zones de convergences, de tourbillons ou des méandres. On va donc
retrouver ces quantités importantes en mer ou sur le littoral car ces déchets vont être entraînés
par les courants. Des chalutiers remontent à chaque fois des déchets en plastiques avec leur
chalut à la place des ressources vivantes (PanelK et al, 2006). Le problème est que ce plastique
n’est pas assimilé dans les mers et on va donc le retrouver pendant des centaines d’années. En
effet, en profondeur, il n’y a pas d’oxygène et pas de lumière qui sont des facteurs de
dégradation des plastiques dans le temps.
Plusieurs types de plastique flottent sur la surface et sont transportés par la dynamique marine
jusqu’aux régions les plus reculées de la planète, y compris l'Arctique et l’Antarctique,
(Reisser ,2015). La plupart de ces microplastiques sont des fragments de taille millimétrique
(Arthur et al, 2009), et certains de moins de 5 millimètres de diamètre s’accumulent sur la
surface de la mer mais également sur les fonds et entrent dans la chaine alimentaire des
organismes marins. Les produits plastiques de base, sont constitués de polyéthylène (PE),
polypropylène (PP), polyéthylène téréphtalate (PET), polychlorure de vinyle (PVC), le
polystyrène (PS) et de polyamide (PA) , mieux connus sous le nom de nylon, . Leurs propriétés
différentes peuvent affecter leur durabilité et leur devenir en mer. Par exemple, les PE et PP
sont moins denses que l'eau de mer et ont tendance à flotter sur la surface, alors que PS, PA et
PET sont plus denses et ont tendance à sédimenter (Andrady et al, 2009).
Aucun micro-organisme n'est capable de dégrader complètement le plastique et on ne peut pas
agir sur les microplastiques présents en mer. Ces déchets microscopiques issus de la
fragmentation des emballages et autres détritus sont des concentrateurs de polluants et
deviennent également des substrats de prolifération microbienne. Gorgés des polluants qu’ils
adsorbent en mer, ces microplastiques sont ingérés par le plancton, les poissons, les oiseaux
marins avec à terme des risques d'impact sur notre chaîne alimentaire. Colonisés par des
microorganismes et dispersés par les courants, ces microplastiques sont également à l’origine
de l’apparition d’espèces invasives qui mettent en péril la biodiversité marine (Davision Peter
et al, 2018).
Introduction
Dans la société contemporaine, le plastique est devenu un matériau indispensable pour ses
différentes applications dans tous les domaines : médical, agro-alimentaire, automobile,
aéronautique …, Dans la vie de tous les jours, le plastique est présent dans nos vies depuis
seulement 3 générations. Il a révolutionné nos vies : nous consommons en moyenne 100 kg de
plastiques par an et par habitant de la planète. 54% des produits alimentaires sont emballés dans
du plastique. La demande est considérable, la production de plastique annuel a augmenté de
façon spectaculaire, passant de 1,5 millions de tonnes dans les années 1950 à environ 280
millions de tonnes en 2011. (Plastics Europe, 2013).
Chaque année, des grandes quantités de débris en plastique, environ 10% de la production
annuelle, se concentrent dans les mers et les océans, où ils se fragmentent lentement et
s'accumulent dans les zones de convergences, de tourbillons ou des méandres. On va donc
retrouver ces quantités importantes en mer ou sur le littoral car ces déchets vont être entraînés
par les courants. Des chalutiers remontent à chaque fois des déchets en plastiques avec leur
chalut à la place des ressources vivantes (PanelK et al, 2006). Le problème est que ce plastique
n’est pas assimilé dans les mers et on va donc le retrouver pendant des centaines d’années. En
effet, en profondeur, il n’y a pas d’oxygène et pas de lumière qui sont des facteurs de
dégradation des plastiques dans le temps.
Plusieurs types de plastique flottent sur la surface et sont transportés par la dynamique marine
jusqu’aux régions les plus reculées de la planète, y compris l'Arctique et l’Antarctique,
(Reisser ,2015). La plupart de ces microplastiques sont des fragments de taille millimétrique
(Arthur et al, 2009), et certains de moins de 5 millimètres de diamètre s’accumulent sur la
surface de la mer mais également sur les fonds et entrent dans la chaine alimentaire des
organismes marins. Les produits plastiques de base, sont constitués de polyéthylène (PE),
polypropylène (PP), polyéthylène téréphtalate (PET), polychlorure de vinyle (PVC), le
polystyrène (PS) et de polyamide (PA) , mieux connus sous le nom de nylon, . Leurs propriétés
différentes peuvent affecter leur durabilité et leur devenir en mer. Par exemple, les PE et PP
sont moins denses que l'eau de mer et ont tendance à flotter sur la surface, alors que PS, PA et
PET sont plus denses et ont tendance à sédimenter (Andrady et al, 2009).
Aucun micro-organisme n'est capable de dégrader complètement le plastique et on ne peut pas
agir sur les microplastiques présents en mer. Ces déchets microscopiques issus de la
fragmentation des emballages et autres détritus sont des concentrateurs de polluants et
deviennent également des substrats de prolifération microbienne. Gorgés des polluants qu’ils
adsorbent en mer, ces microplastiques sont ingérés par le plancton, les poissons, les oiseaux
marins avec à terme des risques d'impact sur notre chaîne alimentaire. Colonisés par des
microorganismes et dispersés par les courants, ces microplastiques sont également à l’origine
de l’apparition d’espèces invasives qui mettent en péril la biodiversité marine (Davision Peter
et al, 2018).
