- 39 -
série médiocaudale irrégulière, souvent bordée d’autres boucles plus petites. La queue porte une
bande brune foncée à la naissance de chaque dorsale.
Coloration : ocelles sombres ronds mais irréguliers à centre sombre cerclé d’un étroit anneau
jaunâtre (quelques fois à petit point central blanchâtre) et d’un large anneau externe sombre
parsemé de points blanchâtres.
Taille : longueur maximale 70cm ; commune de 20 à 50 cm.
Habitat et biologie : démersale, de 40 à 350 m. Première maturité sexuelle à 30 cm (mâles), 34 cm
(femelles) de largeur de disque. Se nourrit de crustacés, téléostéens et céphalopodes. Pêche semiindustrielle en Espagne et à Chypre, artisanale ailleurs, avec des chaluts, filets maillants, palangres
de fond et sennes de plage. Régulièrement présente sur les marchés au Maroc, en Tunisie et en
Grèce, occasionnellement ou rarement ailleurs.
3.28. Mobula mobular (Bonnaterre, 1788)
Synonymes : Squalus edentulus Brünnich, 1768
Raia mobular (Bonnaterre, 1788)
Cephaloptera giorna (Lacepède, 1803)
Mobula diabolus (Shaw, 1804)
Cephalopterus massena (Risso, 1810)
Noms vernaculaires : raie manta, chauve-souris
Diagnose : disque losangique, prés de 2 fois
plus large que long, ses bords antérieurs presque
rectiligne ; tête large, sa partie antérieure
distincte du disque. Yeux spiralés en position
latérale ; partie antérieure des nageoires
pectorales formant 2 longues nageoires
céphaliques ; appareil branchial comportant des
plaques membraneuses ; une petite nageoire
dorsale, pas de nageoire caudale. Queue en
fouet, courte, armée d’un aiguillon.
Coloration : face dorsale brun sombre à noir bleuté, face ventrale blanchâtre.
Taille : longueur maximale supérieure à 6 mètres ; envergure de près de 3 mètres mais peut
dépasser 5 mètres.
Habitat et biologie : semi-pélagique à pélagique, au dessus du plateau continental ; peut également
se reposer en restant immobile sur le fond ou en surface. Grégaire, même si elle est rencontrée
souvent par paires. Vivipare aplacentaire, présent souvent du côté de la Sicile, rarement ailleurs en
Précédent

Les Sélaciens de la côte algérienne, biosystématique des requins et les raies - 68/390

Suivant