CHAPITRE III
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Les infections secondaires par des bactéries et des parasites opportunistes sont fréquentes
lors de la présence de Crustacés parasites. Il est possible que ceux-ci puissent transmettre des
virus et des parasites sanguins, mais cela n’est pas encore établi avec certitude (Foin, 2005).
2.3.Diagnostic et Pronostic
Ces parasites de grande taille sont facilement visibles sur la peau et les nageoires des
poissons vivants. Mais parfois, une observation minutieuse est nécessaire : les Argules, par
exemple, peuvent passer inaperçues, car elles se fixent souvent sous les nageoires pectorales.
Après une anesthésie légère (méthane sulfonate de tricaïne : MS-222 à 50-100 mg/l pendant
trois minutes, on peut également rechercher des parasites dans la bouche et la cavité
branchiale. Par leur morphologie, on distingue facilement les Copépodes, les Branchioures et
les Isopodes, ce qui permet d’orienter le pronostic et d'aider dans le choix du traitement (Foin,
2005).
Le pronostic dépend du niveau d’infestation qui peut aller de quelques parasites fixés à
plusieurs centaines. En général, on considère qu’un Crustacé parasite peut tuer un poisson
ayant un poids de deux ou trois grammes. La sévérité de l’atteinte par les lernées est
difficile à apprécier et dépend de la profondeur de leur implantation. Elles peuvent
s’implanter profondément et détruire de nombreux organes (yeux, cerveau, cœur, foie,
appareil digestif) (Foin, 2005).
3. Méthodes de lutte
3.1.Traitement
Les Copépodes Leopeophteirus salmonis et Caligus elongatus sont les agents des parasitoses
les plus fréquentes dans les élevages de saumons d'Atlantique et créent d'importantes pertes
financières. L'apparition de résistances et l'évolution de la réglementation a entraîné
l'utilisation de nombreux produits parmi sont :
 Les produits antiseptiques : tels que l’acide acétique, le chlorure d’ammonium, le
permanganate de potassium et le peroxyde d'hydrogène (Foin, 2005).
 Dans la lutte contre les Crustacés, malgré l'apparition de résistances, les molécules
les plus fréquentes sont les organophosphorés : azamethiphos et dichlorvos (dont
l'emploi n'est plus autorisé en Europe, les concentrations en résidus retrouvées sont
trop importantes pour des poissons destinés à la consommation humaine) (Foin,
2005). Certaines espèces de poissons sont extrêmement sensibles à cette molécule
(Piranhas, certains Salmonidés). Les organophosphorés sont efficaces contre tous les
stades de vie des Crustacés, mais les lernées adultes y sont moins sensibles (Foin,
2005).
3.2.Prophylaxie
Il faut éviter l’apport d’eaux contaminées ; si l’on souhaite donner du plancton dont l’origine
est incertaine, il est recommandé de le congeler auparavant. Chaque poisson introduit doit être
observé attentivement, ne pas oublier que ces parasites peuvent se loger dans les cavités
buccales et branchiales (Foin, 2005).
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