Conclusion générale
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L’étude de l’impact de la mortalité totale (Z) sur l’estimation de la biomasse exploitée, nous
informe qu’elle a une grand influence, plus elle est grande, plus la biomasse exploitée est
importante.
L’étude de l’exploitation par le VIT (Lleonart et Salat, 2000), vivement recommandé par la FAO
pour la pêcherie méditerranéenne, qui a été introduit pour évaluer la biomasse exploitable, le
rendement par recrue et le F 0.1 de Sardina pilchardus de la région Est de la côte algérienne. Ce
logiciel présente l’avantage de fonctionner avec des pseudo-cohortes, c’est-à-dire qu’il exige
uniquement la connaissance des captures sur un an au lieu d’une série historique d’une dizaine
d’années.
Les résultats de cette application révèlent que la biomasse moyenne exploitable de la sardine du
stock Est (du BEJAIA jusqu’à EL KALA) est de 2298.23 tonnes, comprenant une biomasse de
reproducteurs (SSB) qui est de l’ordre de 4780.32 tonnes, avec une longueur moyenne de capture,
estimée à 12,161 cm pour un âge de 1.458 an.
Le rendement par recrue actuel est de 3.572 g qui correspond à une valeur de la pression de pêche
de 2.08 /an, est inférieure au seuil du MSY (production maximale équilibrée) qui est de 3.676 g qui
correspond quant à lui à une valeur de F MSY de 3.8 /an. La valeur de Y 0.1 /R est de 3.289 g,
correspondant à un F 0.1 estimée à 1.3 /an.
En conclusion, et vu les différents résultats obtenus, nous pouvons dire que le stock de la sardine de
la région Est de la côte algérienne est en état de plein-exploitation.
Compte tenu de l’état actuel du stock de la sardine et afin de garantir une exploitation rationnelle et
durable, ainsi que la pérennité de cette espèce, nous recommandons vivement de :
- diminuer la production actuelle qui est de l’ordre de 1565 tonne à 1115.88 tonne afin
d’assurer une production durable ;
- déplacer l’effort de pêche vers d’autres zones. Cette mesure aurait pour conséquence
l’augmentation du niveau de biomasse, l’amélioration du recrutement et l’accroissement de
la productivité de la ressource ;
- instaurer une fermeture saisonnière des petits pélagiques dans les zones côtières pour limiter
la pêche des juvéniles et instaurer une protection des zones de frai et de recrutement ;
- une étude écologique plus approfondie, sur les variations des conditions du milieu, sur les
interactions inter et intra spécifiques, et sur l’action du milieu sur les espèces ; et
- une approche bioéconomique est très recommandée car la diminution de l’effort de pêche
peut créer des problèmes socio-économiques.
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