Conclusion générale
Exploitation du sardina pilchardus (Walbaum, 1792) dans la région Est de la côte algérienne
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L’étude de l’exploitation par le VIT (Lleonart et Salat, 2000), vivement recommandé par la FAO
pour la pêcherie méditerranéenne, qui a été introduit pour évaluer la biomasse exploitable, le
rendement par recrue et le F 0.1 de Sardina pilchardus de la région Est de la côte algérienne. Ce
logiciel présente l’avantage de fonctionner avec des pseudo-cohortes, c’est à dire il exige
uniquement la connaissance des captures sur un an au lieu d’une série historique d’une dizaine
d’années.
Les résultats de cette application révèlent que la biomasse moyenne exploitable de la sardine du
stock Est (Jijel, Skikda et Annaba) est de 6585.74 tonnes, comprenant une biomasse de
reproducteurs (SSB) qui est de l’ordre de 2684.73 tonnes, avec une longueur moyenne de capture,
estimée à 12,57 cm pour un âge de 1.56 an.
Le rendement par recrue actuel est de 4.214 g qui correspond à une valeur de la pression de pêche
de 2.35 /an, est inférieure au seuil du MSY (production maximale équilibrée) qui est de 4.491 g qui
correspond quant à lui à une valeur de F MSY de 6.051 /an. La valeur de Y 0.1 /R est de 3.79 g,
correspondant à un F 0.1 estimée à 1.41 /an.
En conclusion, et vu les différents résultats obtenus, nous pouvons dire que le stock de la sardine de
la région Est de la côte algérienne est en état de sous exploitation.
Compte tenu de l’état actuel du stock de la sardine et afin de garantir une exploitation rationnelle et
durable, ainsi que la pérennité de cette espèce, nous recommandons vivement de :
- diminuer la production actuelle qui est de l’ordre de 5448.7 tonne à 4900,1 tonne afin
d’assurer une production durable ;
- déplacer l’effort de pêche vers d’autres zones. Cette mesure aurait pour conséquence
l’augmentation du niveau de biomasse, l’amélioration du recrutement et l’accroissement de
la productivité de la ressource ;
- instaurer une fermeture saisonnière des petits pélagiques dans les zones côtières pour limiter
la pêche des juvéniles et instaurer une protection des zones de frai et de recrutement ;
- une étude écologique plus approfondie, sur les variations des conditions du milieu, sur les
interactions inter et intra spécifiques, et sur l’action du milieu sur les espèces ; et
- une approche bioéconomique est très recommandée car la diminution de l’effort de pêche
peut créer des problèmes socio-économiques.
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