Chapitre Premier : Généralités et Méthodes d’étude
- 13 -
4.2. Analyse du contenu stomacal
4.2.1. Analyse qualitative
Elle permet de donner une liste aussi complète que possible des différentes proies consommées.
4.2.2. Analyse quantitative
Elle complète la précédente, et permet de préciser l’importance relative des différentes proies
dans la composition globale de la nourriture, de mettre en évidence les variations éventuelles du
régime alimentaire en fonction de la taille des poissons, de la profondeur de capture et de la
saison. De plus, Cherabi (1987) cite trois méthodes révisées par Hynes (1950) et Pillay (1952). Il
s’agit des méthodes volumiques, pondérales et numériques. Cette dernière est basée
essentiellement sur l’importance numérique des proies. Elle permet de connaître les préférences
alimentaires du prédateur considéré à l’aide de certains indices alimentaires :
- Le coefficient de vacuité (V) : pourcentage d’estomacs vides par rapport au nombre
total d’estomacs examinés.
- L’indice de fréquence d’une proie (F) : rapport entre le nombre d’estomacs contenant cette
proie, n, et le nombre total d’estomacs examinés.
- Le pourcentage en nombre (Cn) : rapport entre le nombre d’individu d’une proie
déterminée, n, et le nombre total des diverses proies exprimé en pourcentage.
- Le nombre moyen de proies par estomac (Nm) : rapport du nombre total des diverses
proies par le nombre d’estomacs examinés.
- Le nombre moyen d’individus par estomac pour la proie i (Nim) : rapport du nombre total
des individus de la proie i par le nombre d’estomacs examinés.
La classification adoptée par Cherabi (1987) et Bouaziz (1992), classe les différents groupes de
proies composant la nourriture du poisson en trois catégories d’après leur fréquence F :
- F < 10 % : proies accidentelles, elles n’ont aucune signification particulière dans le
régime alimentaire.
- 10 % < F < 50 % : proies secondaires, elles représentent une nourriture d’appoint
ou de remplacement lorsque la nourriture principale fait défaut.
- F > 50 % : proies préférentielles, elles peuvent satisfaire seules les besoins
énergétiques de leurs prédateurs.
Précédent

Contribution à l\'étude du comportement de Galeus melastomus (Scyliorhinidae, Elasmobranches) dans le bassin Algérien - 17/75

Suivant