Chapitre III
ETUDE DE L’EXPLOITATION
16
Introduction
La pêche exploite des populations d’animaux et de végétaux sauvages vivant dans le milieu
naturel. Elle utilise leur capacité à retrouver leur abondance d’origine lorsque leur biomasse a été
temporairement réduite par une mortalité additionnelle. Dans les conditions naturelles, la biomasse
d’une population oscille autour d’un maximum déterminé par l’espace et la nourriture dont
elle dispose. Lorsque son abondance réduite par la pêche, la population réagit au prélèvement
d’individus par un accroissement des taux de survie, de croissance et de recrutement des
survivants qui disposent alors de plus d’espace et de nourriture. Cette capacité, toutefois, est
limitée par les caractéristiques démographiques des espèces en regard de la mortalité imposée par la
pêche (Laubier, 2003).
L’homme dispose de deux contrôles pour ajuster les captures à la capacité des stocks à les supporter
de façon durable (Laubier, 2003):
1. l’effort de pêche qui détermine la mortalité de pêche ; et
2. la répartition de ce dernier sur les classes d’âge présentes dans le stock exploité.
L’étude de l’exploitation se base sur différentes méthodes d’estimation des stocks qui peuvent
être regroupées en méthodes synthétiques ou globaux et méthodes analytiques ou structurales.
Les modèles de rendement global équilibré ou « globales » qui ne font intervenir que les
statistiques de pêche (efforts et les prises par unité d'effort) et ne retiennent aucun autre
paramètre biologique. Dans ces modèles, les données obtenues à partir des statistiques de
pêche permettent des analyses et des prévisions de ce qui peut arriver au stock et aux captures, en
accompagnant l’évolution des différentes cohortes qui le composent, tels que le modèle
linéaire de Schaeffer (1954) et le modèle exponentiel de Fox (1970); et 1es modèles de rendement
par recrue ou analytiques qui utilisent les paramètres de croissance et les coefficients de mortalité;
estimés pour l'ensemble des captures. Ils supposent donc une étude biologique et démographique du
stock approfondie, mais qui peut être limitée dans le temps. Deux modèles principaux, celui de
Beverton et Holt (1957) et celui de Ricker (1958).
ETUDE DE L’EXPLOITATION
16
Introduction
La pêche exploite des populations d’animaux et de végétaux sauvages vivant dans le milieu
naturel. Elle utilise leur capacité à retrouver leur abondance d’origine lorsque leur biomasse a été
temporairement réduite par une mortalité additionnelle. Dans les conditions naturelles, la biomasse
d’une population oscille autour d’un maximum déterminé par l’espace et la nourriture dont
elle dispose. Lorsque son abondance réduite par la pêche, la population réagit au prélèvement
d’individus par un accroissement des taux de survie, de croissance et de recrutement des
survivants qui disposent alors de plus d’espace et de nourriture. Cette capacité, toutefois, est
limitée par les caractéristiques démographiques des espèces en regard de la mortalité imposée par la
pêche (Laubier, 2003).
L’homme dispose de deux contrôles pour ajuster les captures à la capacité des stocks à les supporter
de façon durable (Laubier, 2003):
1. l’effort de pêche qui détermine la mortalité de pêche ; et
2. la répartition de ce dernier sur les classes d’âge présentes dans le stock exploité.
L’étude de l’exploitation se base sur différentes méthodes d’estimation des stocks qui peuvent
être regroupées en méthodes synthétiques ou globaux et méthodes analytiques ou structurales.
Les modèles de rendement global équilibré ou « globales » qui ne font intervenir que les
statistiques de pêche (efforts et les prises par unité d'effort) et ne retiennent aucun autre
paramètre biologique. Dans ces modèles, les données obtenues à partir des statistiques de
pêche permettent des analyses et des prévisions de ce qui peut arriver au stock et aux captures, en
accompagnant l’évolution des différentes cohortes qui le composent, tels que le modèle
linéaire de Schaeffer (1954) et le modèle exponentiel de Fox (1970); et 1es modèles de rendement
par recrue ou analytiques qui utilisent les paramètres de croissance et les coefficients de mortalité;
estimés pour l'ensemble des captures. Ils supposent donc une étude biologique et démographique du
stock approfondie, mais qui peut être limitée dans le temps. Deux modèles principaux, celui de
Beverton et Holt (1957) et celui de Ricker (1958).
