Chapitre I :
Généralités
15
5.4.2. Température.
Les moules tolèrent de grandes variations de température et de salinité. Pour M.
galloprovincialis, les valeurs optimales sont comprises entre 10 et 20 °C, alors que les
valeurs létales sont de 7-8 °C pour le minimum et de 27-28 °C pour le maximum. Ces
conditions sont rarement dépassées de façon durable dans les milieux d’élevage. Une
température basse ralentit la croissance, seul le gel pouvant provoquer quelques dégâts.
Une température très élevée peut affaiblir le coquillage et le rendre plus sensible aux
agressions parasitaires ou physiques. Dans ce cas, la température agit rarement seule,
d’autres facteurs comme l’oxygène pouvant aussi intervenir (Ferra, 2008). Les
observations faites par divers auteurs indiquent la présence d’un lien entre la
gamétogénèse et la température. L'influence de ce facteur est cependant plus ou moins
nette selon les stades considérés (Marteil, 1976).
D'après Chipperfield (1953 in Marteil, 1976) la reproduction ne début que
lorsque la température de l’eau dépasse 7°C. Lubet (1959), de son côté, observe un arrêt
lorsque l'hiver est très froid et les températures sont au-dessous de 7-8° C, Le temps
nécessaire à la maturation des gonades (stade I et II), qui peut varier de trois à six
semaines, d'après Chipperfield (1953 in Marteil, 1976) est d'autant plus court que la
température monte rapidement. Influence sur la longueur de la période de reproduction
(stade III). Celle-ci dépend de la température moyenne annuelle des eaux. Plus cette
moyenne est élevée, plus la reproduction dure longtemps. Les moules tropicales
présentent un cycle étalé sur toute l'année. Raimbault (1966) et Desgouille (1969)
observent en méditerranée des pontes durant la majeure partie de l'année avec
maximums au printemps et à l'automne. (Marteil, 1976). Sur les côtes du sud-ouest de
la France, Lubet (1959) constate que la période de reproduction se termine à la fin du
printemps ou au début de l'été, lorsque la température dépasse 16 à 18°C. Un nouveau
cycle sexuel commence en automne, mais à ce moment la température est redescendue
au-dessous de 20° C. L'auteur suggère l'existence d'une température limite, située vers
20° C, au-dessus de laquelle les phénomènes de gamétogénèse seraient inhibés. Le stade
de repos sexuel commencerait alors.
Outre la température, des facteurs tels que la salinité, la teneur en oxygène
dissous dans l’eau, peuvent réguler ces principales activités physiologiques (Haouchine,
1995).
Généralités
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5.4.2. Température.
Les moules tolèrent de grandes variations de température et de salinité. Pour M.
galloprovincialis, les valeurs optimales sont comprises entre 10 et 20 °C, alors que les
valeurs létales sont de 7-8 °C pour le minimum et de 27-28 °C pour le maximum. Ces
conditions sont rarement dépassées de façon durable dans les milieux d’élevage. Une
température basse ralentit la croissance, seul le gel pouvant provoquer quelques dégâts.
Une température très élevée peut affaiblir le coquillage et le rendre plus sensible aux
agressions parasitaires ou physiques. Dans ce cas, la température agit rarement seule,
d’autres facteurs comme l’oxygène pouvant aussi intervenir (Ferra, 2008). Les
observations faites par divers auteurs indiquent la présence d’un lien entre la
gamétogénèse et la température. L'influence de ce facteur est cependant plus ou moins
nette selon les stades considérés (Marteil, 1976).
D'après Chipperfield (1953 in Marteil, 1976) la reproduction ne début que
lorsque la température de l’eau dépasse 7°C. Lubet (1959), de son côté, observe un arrêt
lorsque l'hiver est très froid et les températures sont au-dessous de 7-8° C, Le temps
nécessaire à la maturation des gonades (stade I et II), qui peut varier de trois à six
semaines, d'après Chipperfield (1953 in Marteil, 1976) est d'autant plus court que la
température monte rapidement. Influence sur la longueur de la période de reproduction
(stade III). Celle-ci dépend de la température moyenne annuelle des eaux. Plus cette
moyenne est élevée, plus la reproduction dure longtemps. Les moules tropicales
présentent un cycle étalé sur toute l'année. Raimbault (1966) et Desgouille (1969)
observent en méditerranée des pontes durant la majeure partie de l'année avec
maximums au printemps et à l'automne. (Marteil, 1976). Sur les côtes du sud-ouest de
la France, Lubet (1959) constate que la période de reproduction se termine à la fin du
printemps ou au début de l'été, lorsque la température dépasse 16 à 18°C. Un nouveau
cycle sexuel commence en automne, mais à ce moment la température est redescendue
au-dessous de 20° C. L'auteur suggère l'existence d'une température limite, située vers
20° C, au-dessus de laquelle les phénomènes de gamétogénèse seraient inhibés. Le stade
de repos sexuel commencerait alors.
Outre la température, des facteurs tels que la salinité, la teneur en oxygène
dissous dans l’eau, peuvent réguler ces principales activités physiologiques (Haouchine,
1995).
