Chapitre I
Généralité
2
I.1. Le littoral en Algérie
I.1 .1 Introduction
La bande côtière séduit d’emblée par la beauté de ses sites, la mer lui confère notoriété,
attractivité, et un rôle stratégique dans les perspectives de développement grâce à ses
particularités paysagères, socio-économiques et ses caractéristiques physiques et
climatiques remarquables. En effet le littoral abrite un grand nombre d’écosystèmes parmi
les plus complexes, les plus divers et les plus productifs de notre planète. Si le littoral
concentre de nombreuses ressources et opportunités, il est aussi exposé aux pollutions,
nuisances et autres dégradations dues au développement des activités économiques. Pour
que le littoral conserve sa productivité et ses fonctions naturelles, il faut améliorer la
planification et la gestion de son développement. L’aménagement des zones littorales
doit se fonder sur une base scientifique tenant compte de ses caractéristiques
géomorphologiques et climatiques et conciliant les exigences des divers secteurs
économiques dont la survie dépend de ses écosystèmes (Paskoff, R,1993, Marcadon, J.,
et al 1999)
I.1.2 Le littoral en Algérie : un état de fait
Le littoral algérien s’étend sur 1200 km. Il représente un écosystème fragile et
constamment menacé de dégradation en raison de la concentration de la population (2/3 de
la population sur 4% du territoire seulement), des activités économiques et des
infrastructures le long de la bande côtière) (M.A.T.E,2000) . A cette forte concentration
de la population permanente s’ajoute une population estivale supplémentaire. A ce
propos, il faut signaler qu’en Algérie il n’existe aucune politique visant à gérer et à
promouvoir le tourisme balnéaire, encore moins d’une manière durable, même si
actuellement, on assiste à une prise de conscience de la part des pouvoirs publics : les
thèmes
«environnement, aménagement du territoire et développement durable du
tourisme» sont au cœur des débats. Une des principales mesures prises dans ce cadre
est la promulgation de la loi 03-01 du 17-02-2003 relative au développement durable du
tourisme, la loi 03-02 du 17-02-2003 fixant les règles générales d’utilisation et
d’exploitation des plages et la loi 03-03 du 17 -02-2003 relative aux zones d’expansion et
sites touristiques. La majorité des Zones d’expansion Touristique (ZET)
ont été
détournées de leur vocation initiale, leurs terrains d’assiettes ont servi pour implanter des
lotissements et des coopératives immobilières (Tessa, A,1993). Par
ailleurs
le
développement économique et social en Algérie a négligé l’environnement marin bien que
le monde s’accorde à admettre que la mer et les zones côtières sont d’une importance vitale.
Il en résulte de graves atteintes à l’environnement, favorisées par une réglementation
générale qui ne tient pas compte des spécificités des régions. En effet L’intérêt
accordé à la protection et à la valorisation du littoral en Algérie est récent, la loi relative à la
protection et à la valorisation du littoral a été promulguée en
février
2002,
son
application effective nécessite l’élaboration de 11 textes juridiques.
Généralité
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I.1. Le littoral en Algérie
I.1 .1 Introduction
La bande côtière séduit d’emblée par la beauté de ses sites, la mer lui confère notoriété,
attractivité, et un rôle stratégique dans les perspectives de développement grâce à ses
particularités paysagères, socio-économiques et ses caractéristiques physiques et
climatiques remarquables. En effet le littoral abrite un grand nombre d’écosystèmes parmi
les plus complexes, les plus divers et les plus productifs de notre planète. Si le littoral
concentre de nombreuses ressources et opportunités, il est aussi exposé aux pollutions,
nuisances et autres dégradations dues au développement des activités économiques. Pour
que le littoral conserve sa productivité et ses fonctions naturelles, il faut améliorer la
planification et la gestion de son développement. L’aménagement des zones littorales
doit se fonder sur une base scientifique tenant compte de ses caractéristiques
géomorphologiques et climatiques et conciliant les exigences des divers secteurs
économiques dont la survie dépend de ses écosystèmes (Paskoff, R,1993, Marcadon, J.,
et al 1999)
I.1.2 Le littoral en Algérie : un état de fait
Le littoral algérien s’étend sur 1200 km. Il représente un écosystème fragile et
constamment menacé de dégradation en raison de la concentration de la population (2/3 de
la population sur 4% du territoire seulement), des activités économiques et des
infrastructures le long de la bande côtière) (M.A.T.E,2000) . A cette forte concentration
de la population permanente s’ajoute une population estivale supplémentaire. A ce
propos, il faut signaler qu’en Algérie il n’existe aucune politique visant à gérer et à
promouvoir le tourisme balnéaire, encore moins d’une manière durable, même si
actuellement, on assiste à une prise de conscience de la part des pouvoirs publics : les
thèmes
«environnement, aménagement du territoire et développement durable du
tourisme» sont au cœur des débats. Une des principales mesures prises dans ce cadre
est la promulgation de la loi 03-01 du 17-02-2003 relative au développement durable du
tourisme, la loi 03-02 du 17-02-2003 fixant les règles générales d’utilisation et
d’exploitation des plages et la loi 03-03 du 17 -02-2003 relative aux zones d’expansion et
sites touristiques. La majorité des Zones d’expansion Touristique (ZET)
ont été
détournées de leur vocation initiale, leurs terrains d’assiettes ont servi pour implanter des
lotissements et des coopératives immobilières (Tessa, A,1993). Par
ailleurs
le
développement économique et social en Algérie a négligé l’environnement marin bien que
le monde s’accorde à admettre que la mer et les zones côtières sont d’une importance vitale.
Il en résulte de graves atteintes à l’environnement, favorisées par une réglementation
générale qui ne tient pas compte des spécificités des régions. En effet L’intérêt
accordé à la protection et à la valorisation du littoral en Algérie est récent, la loi relative à la
protection et à la valorisation du littoral a été promulguée en
février
2002,
son
application effective nécessite l’élaboration de 11 textes juridiques.
