Chapitre II
Les méthodes et les outils
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Géraud [T. Géraud and J.-B. Mouret,2004] a mis au point une méthode basée sur
les champs de markov et la morphologie mathématique. La première étape est de choisir
une image où les routes peuvent être facilement mise en évidence (par exemple une
bande où elles sont plus claires que leur environnement). Il filtre ensuite l’image par une
ouver- ture d’aire suivie d’une ligne de partage des eaux. Grâce à l’ouverture la ligne
de partage des eaux est améliorée. L’auteur construit ensuite un graphe d’adja- cence
de courbe basé sur la ligne de partage des eaux, où chaque noeud représente une ligne de
partage et chaque branche relie deux noeuds dont les lignes de par- tage qu’ils
représentent sont connexes. Le problème revient à présent à définir si chaque noeud
représente ou non de la route. Géraud modélise ce problème en utilisant les champs
aléatoires de Markov [S. Geman and D. Geman,1984]. Il se base sur deux types
d’infor- mations utilisables pour déterminer si un noeud est ou non une route, en
premier lieu la forme, une route est en général une ligne droite avec une valeur
constante pour les pixels la composant ensuite une route est connecté à une autre route, il
est rare que les routes s’arrêtent d’un coup. Son approche est proche de celle de Tupin [F.
Tupin et al,1998]. Il définit d’abord la courbure des lignes, ainsi que la variance de ces
cour- bures. Il utilise ensuite ce qu’il appelle le premier terme d’énergie qui est calculé à
partir de la courbure, de sa variance et des intensités des pixels composant le noeud. Il
définit ensuite le deuxième terme d’énergie qui va permettre d’étiqueter les noeuds
connexes définissant ainsi les informations contextuelles nécessaires à l’identification du
noeud courant. Finalement, l’algorithme de recuit simulé [S. Kirkpatrick et al,1983]
est utilisé pour résoudre le problème en utilisant les deux termes d’énergie, obte- nant
ainsi le réseau routier. Le principal problème de cette méthode est le besoin d’avoir une
image idéale où la route ressort par rapport au reste de l’image et est prévu pour des
routes droites ou à courbure faible ou constante, ce qui exclut les routes de montagne.
Le schéma général de l’approche est donnée en figure .6
Figure 6 : Schéma de la méthode de Géraud (les boites grises sont les paramètres à définir)
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