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Plusieurs expériences ont déjà montré le bénéfice lié à la diversification de la biomasse obtenue
par l'installation de récifs artificiels. On admet que cette diversification ne se forme pas au
détriment de la population présente au départ, mais constitue un enrichissement du milieu.
6.3.1. OBSERVATION DE MONACO
D'après Balduzzi et al. (1987), la colonisation des structures artificielles immergées dans la
réserve sous-marine de Monaco sur deux récifs, à -8 m, et à -30 m est la suivante :
a. Récif à -8m : La plupart des peuplements sont constitués par des algues favorisées
par une forte luminosité. Un an après l'immersion de la structure on observe de
nombreuses espèces d'algue avec beaucoup d'exemplaires de petites dimensions.
L'année suivante le peuplement est dominé par une algue verte du genre Codium. On
observe aussi l'apparition des algues calcaires qui par leur consistance, modifient plus
radicalement le substrat. D'autres organismes comme les hydraires, se fixent sur les
végétaux, en faisant naître une stratification des peuplements. Graduellement, dans
les années suivantes, la dominance de Codium sp. tend à diminuer, et d'autres
espèces, surtout des algues rouges, contribuent à la caractérisation de la communauté.
b. Récif à -30 m : On observe le même type d'évolution que le récif précèdent mais
avec d'autres espèces caractéristiques et surtout une composante animale bien plus
marquée du fait de la faible luminosité à cette profondeur.
6.3.2. OBSERVATION DE FREGENE - ITALIE
Après 5 années d'investigation sur un récif artificiel, Ardizzone et al. (1989) ont collecté 135
espèces d'invertébrés benthiques représentés dans le tableau 1 suivant.
Tableau 1 : Espèces colonisatrices des récifs artificiels (Ardizzom et al. (1989)
Espèces
Nombre
Polychètes
63
Mollusques
20
Crustacés
17
Coelentérés
16
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