Chapitre I
Généralités
17
d’un pic de chlorophylle au niveau de la base de la couche de mélange. Dans les couches
sous-jacentes, les concentrations augmentent jusqu’au niveau des eaux intermédiaires, vers
800 à 1000 m, où elles atteignent leurs valeurs maximales (10 µmol.kg
-1 , au maximum, en
Méditerranée). En profondeur, les teneurs sont un peu plus faibles par rapport à celles de la
couche intermédiaire. Suivant le schéma de la circulation générale océanique, les eaux
intermédiaires et profondes sont d’autant plus riches en nitrates qu’elles sont éloignées de leur
lieu de formation (Broecker and Peng, 1982).
Dénitrification
Dans les milieux anoxiques, après l’épuisement de l’oxygène, c’est l’ion nitrate qui est utilisé
en tant qu’oxydant pour décomposer la matière organique selon une réaction qui est spontanée
mais se fait par l’intermédiaire de micro-organismes anaérobies. La dénitrification s’effectue
selon le schéma suivant :
NO 3
-
NO 2
-
N 2 O
N 2
I.6.1.2. Orthophosphates
Les orthophosphates sont la forme minérale majoritaire du phosphore (Aminot et
Chaussepied, 1983). Dans l’eau de mer, ils sont présents essentiellement sous les deux formes
PO 4
3- (10%), HPO 4
2- (87%) ; H 2 PO 4
- représentant moins de 1% (Riley et Chester, 1971 ;
Jacques et Tréguer, 1986)
Ces différentes formes sont issues de la dissociation de l’acide orthophosphorique selon les
équilibres suivants :
H 3 PO 4
H 2 PO 4
- + H+
HPO 4
2- + 2H
+
PO 4
3- + 3H
+
La répartition des phosphates dans l’océan est très similaire à celle des nitrates, la
concentration en phosphore étant inférieures d’un facteur de 15 à celle de l’azote ce qui n’est
pas le cas en Méditerranée.
Dans la zone superficielle, le phosphore est très consommé par le phytoplancton au point que
ses concentrations peuvent être non mesurables (bloom printanier) (Copin-Montégut, 1996),
généralement, elles sont de l’ordre de 0 à 1 µmol.l
-1 . les teneurs augmentent avec la
profondeur en-dessous de la couche euphotique pour atteindre, avec une légère fluctuation
selon la région océanique considérée, environ 3 µmol.l
-1 .
Béthoux et al. (2002) montrent que dans les eaux profondes méditerranéennes (bassin Algéroprovençal) les concentrations de phosphates ont augmenté de 0,38 µmol.kg
-1 à 0,47 µmol.kg
-1
en trente ans, et attribuent cette augmentation à l’augmentation d’apports anthropiques, eau
usée, détergeant (riche en phosphate).
I.6.1.3. Silicates :
Le silicium est un élément nutritif puisqu’il est utilisé par certaines espèces planctoniques
(diatomées, radiolaires,…) pour l’élaboration de leur squelette siliceux (Aminot et
Chaussepied, 1983).
Généralités
17
d’un pic de chlorophylle au niveau de la base de la couche de mélange. Dans les couches
sous-jacentes, les concentrations augmentent jusqu’au niveau des eaux intermédiaires, vers
800 à 1000 m, où elles atteignent leurs valeurs maximales (10 µmol.kg
-1 , au maximum, en
Méditerranée). En profondeur, les teneurs sont un peu plus faibles par rapport à celles de la
couche intermédiaire. Suivant le schéma de la circulation générale océanique, les eaux
intermédiaires et profondes sont d’autant plus riches en nitrates qu’elles sont éloignées de leur
lieu de formation (Broecker and Peng, 1982).
Dénitrification
Dans les milieux anoxiques, après l’épuisement de l’oxygène, c’est l’ion nitrate qui est utilisé
en tant qu’oxydant pour décomposer la matière organique selon une réaction qui est spontanée
mais se fait par l’intermédiaire de micro-organismes anaérobies. La dénitrification s’effectue
selon le schéma suivant :
NO 3
-
NO 2
-
N 2 O
N 2
I.6.1.2. Orthophosphates
Les orthophosphates sont la forme minérale majoritaire du phosphore (Aminot et
Chaussepied, 1983). Dans l’eau de mer, ils sont présents essentiellement sous les deux formes
PO 4
3- (10%), HPO 4
2- (87%) ; H 2 PO 4
- représentant moins de 1% (Riley et Chester, 1971 ;
Jacques et Tréguer, 1986)
Ces différentes formes sont issues de la dissociation de l’acide orthophosphorique selon les
équilibres suivants :
H 3 PO 4
H 2 PO 4
- + H+
HPO 4
2- + 2H
+
PO 4
3- + 3H
+
La répartition des phosphates dans l’océan est très similaire à celle des nitrates, la
concentration en phosphore étant inférieures d’un facteur de 15 à celle de l’azote ce qui n’est
pas le cas en Méditerranée.
Dans la zone superficielle, le phosphore est très consommé par le phytoplancton au point que
ses concentrations peuvent être non mesurables (bloom printanier) (Copin-Montégut, 1996),
généralement, elles sont de l’ordre de 0 à 1 µmol.l
-1 . les teneurs augmentent avec la
profondeur en-dessous de la couche euphotique pour atteindre, avec une légère fluctuation
selon la région océanique considérée, environ 3 µmol.l
-1 .
Béthoux et al. (2002) montrent que dans les eaux profondes méditerranéennes (bassin Algéroprovençal) les concentrations de phosphates ont augmenté de 0,38 µmol.kg
-1 à 0,47 µmol.kg
-1
en trente ans, et attribuent cette augmentation à l’augmentation d’apports anthropiques, eau
usée, détergeant (riche en phosphate).
I.6.1.3. Silicates :
Le silicium est un élément nutritif puisqu’il est utilisé par certaines espèces planctoniques
(diatomées, radiolaires,…) pour l’élaboration de leur squelette siliceux (Aminot et
Chaussepied, 1983).
