Introduction
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Le fonctionnement des écosystèmes marins côtiers et océaniques est gouverné par des
processus physiques et biogéochimiques dont les interactions sont complexes et encore
insuffisamment comprises à ce jour. Les cycles biogéochimiques et les écosystèmes marins
répondent à des cycles climatiques naturels et sont également influencés par des forçages
d’origine anthropique (e. g. le réchauffement climatique, Harley et al. 2006,
Intergovernmental Panel on Climate Change, Working Group II 2007).qui peuvent altérer les
cycles naturels.
Il s’agit de mieux comprendre l’impact du changement global sur les zones océaniques et
côtières et son importance relative par rapport aux activités humaines locales (global vs local).
Afin de mieux distinguer la variabilité naturelle dans les cycles biogéochimiques des
changements induits par les activités anthropiques, il s'avère nécessaire d'étudier les
interactions entre les processus physiques et biogéochimiques de manière régulière sur de
longues périodes de temps afin d'améliorer notre compréhension de la sensibilité de l'océan au
changement climatique global.
En effet, l'étude du cycle océanique du CO 2 est rendue complexe par sa variabilité spatiotemporelle liée à des processus physiques et biologiques. Il est donc nécessaire d'avoir une
bonne connaissance de la répartition de l'ensemble des variables du système des carbonates
dans l'eau de mer, et des processus conduisant à leur répartition spatio-temporelle et pour
parvenir à cet objectif, il s'est avéré nécessaire de mettre en place des observations selon des
séries temporelles à long terme dans des secteurs clés de l'océan. Certains secteurs de l'océan
sont en effet susceptibles d'être particulièrement sensibles à des variations à long terme à
l'exemple des zones côtières qui sont les secteurs de l'océan les plus directement influencés
par les apports continentaux et où les activités humaines sont les plus concentrées
L'exemple de la Méditerranée et ces zones côtières offrent un cadre favorable pour une telle
démarche et au travers d’un projet qui a été initié l’année dernière dans le cadre d’un projet
national de recherche intitulé « Réponses des écosystèmes marins à l’anthropisation dans le
bassin algérien » nous allons essayer d’évaluer le rôle de la baie d’Alger comme source ou
puits de CO 2 pour l’atmosphère à travers une étude de système des carbonates, et évaluer
l’état de l’eutrophisation par l’analyse des sels nutritifs.
La démarche proposée consiste à :
 Mesurer l’oxygène dissous.
 Mesurer le pH et l’alcalinité totale des échantillons d’eau de mer.
 Calculer les autres paramètres des systèmes des carbonates (TCO 2 , pCO 2 ).
 Mesurer les sels nutritifs dissous.
 Calculer le ΔpCO 2 et le flux air-mer en CO 2 .
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