Chapitre I
Généralités sur la zone d’étude
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Etude d’une solution de protection pour la plage Centre de Sidi Ghiles (Cherchell)
I.5. La problématique de l’érosion
I.5.1. Généralités
La formation d’une plage résulte principalement de l’apport des sédiments détritiques transportés par les
cours d’eau ou produits par l’érosion marine des côtes rocheuses. L’équilibre entre le dépôt de sédiments et
leurs redistributions par les courants côtiers détermine la stabilité d’une plage, tandis que le déséquilibre en
faveur de l’un de ces deux facteurs entraîne respectivement l’engraissement ou l’érosion d’un littoral.
Tout littoral peut être partagé en plusieurs unités, généralement délimitées par deux promontoires, deux
fleuves ou deux obstacles artificiels à l’intérieur desquels se produit une redistribution de sédiments, échange
avec l’extérieur ; on parle d’unités physiographiques.
I.5.2. Les principales causes de l’érosion
La dynamique des plages reste principalement sous l’influence de paramètres naturels tels que la houle, les
courants, les vagues, la marée, le vent, l’érosion des sols, l’augmentation du niveau de la mer (estimée à 30
cm pour le siècle passé et qui pourrait atteindre le mètre pour le siècle à venir). Pourtant de nos jours, les
activités de l’homme ont fortement modifié la dynamique du littoral et tendent à supplanter les causes
naturelles :
- La réduction des apports solides des cours d’eau qui débouchent en mer, causée par la domestication
des cours d’eau par la construction des barrages destinés à la production d’énergie et à l’irrigation et
l’extraction de matériaux des lits des rivières, à des fins de commercialisation dans le bâtiment.
- L’urbanisation du littoral sous forme de constructions telles que les murs de protection, stations
balnéaires, immeubles et voies de communication.
- La construction d’ouvrages portuaires qui induit souvent un barrage au transport des sédiments le
long de la côte, peut entraîner de graves déficits sédimentaires sur les plages situées en aval de
l’ouvrage par rapport au sens de la dérive littorale.
- La mauvaise conception des ouvrages de défense responsables des modifications dans le transport
côtier. Ces interventions, si elles parviennent parfois à résoudre localement le problème, finissent
souvent par le déplacer sur les plages adjacentes.
- La dégradation des herbiers de phanérogames marines (Posidonies et Cymodocées), capables de
freiner l’érosion de la côte, par leurs fonctions stabilisatrices des fonds et dissipatrice de l’énergie de
la houle. Ce phénomène est dû à la pollution, à la turbidité de l’eau, à la pêche au chalut et aux
mouillages sauvages.
- La sur-fréquentation sur certaines plages détériore essentiellement les massifs dunaires.
- L’extraction de réserves souterraines en eau douce destinées à la consommation humaine risque
d’entraîner une subsidence et donc la remontée d’eau de mer dans la nappe phréatique et ce de façon
irréversible.
I.5.2. Les conséquences de l’érosion
Il faut souligner que l’évolution naturelle d’une plage, qui n’est soumise à aucune contrainte
d’aménagement, reste le moyen de défense le plus efficace, mais la forte anthropisation de la bande
littorale a rendu nécessaire la lutte contre le phénomène érosif pour protéger les infrastructures
construites à proximité des rivages. On a désormais pris l’habitude de structurer les plages par des
ouvrages de défense et de les recharger en matériaux.
Toutefois, lors de conditions météorologiques particulières, qui se manifestent selon des rythmes
saisonniers ou journaliers, un tel littoral peut évoluer comme suit :
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