Chapitre I
Généralités sur la zone d’étude
3
Etude d’une solution de protection pour la plage Centre de Sidi Ghiles (Cherchell)
perturber les coutumes de la zone et de lui booster pour lancer la culture du tourisme avec des espaces bien
aménagés pouvant même constituer une source de divertissement et de détente pour les enfants de Sidi
Ghiles.
I.1.3. Enquête sur site
Après avoir effectué trois visites sur notre site (Avril et Mai 2012) et en interrogeant trois habitants natifs de
la commune, âgées respectivement entre 50 et 80 ans, on constate que la zone à protéger est caractérisée par
la présence d’un rejet principal, existant depuis l’ère coloniale, il constitue un collecteur principal des eaux
usées et des eaux de pluies de toute la région et déverse vers la mer. Ce dernier a engendré une qualité
inappropriée des eaux de cette plage ce qui fait que la baignade y est interdite depuis plus d’un siècle. Aussi,
la largeur de la plage est frappante, elle ne dépasse guère les dizaines de mètres.
I.2. Cadre géomorphologique et géologique
I.2.1. Cadre géologie régionale
La diversité des formes morphologiques, le long des côtes algériennes rappelle la richesse des formes et des
formations côtières qui caractérisent les milieux littoraux. Les 1200 km de côtes sont en grande partie
constitués par des reliefs rocheux, de plus ou moins forte dénivellation par rapport au niveau marin. Dans ce
linéaire caractérisé, comme partout ailleurs, par la jeunesse de son relief s’insèrent des formes de côtes
basses d’accumulation, comme les plages et les dunes, qui constituent un enrichissement avéré de notre
patrimoine côtier (Grimes, 2004).
La commune de Sidi Ghiles est située dans la Wilaya de Tipaza, elle est comprise dans le secteur centre.
Sachant que Sidi Ghiles est localisée entre la baie de Bou-Ismail à l’Est et Cap Ténès à l’Ouest, on va
développer les grands traits morphologiques et géomorphologiques de toute cette zone :
- De Sidi Fredj vers le mont Chenoua (baie de Bou-Ismail), se rencontre une succession de plages (de
part et d’autre des rives du Mazafran). A partir de Douaouda-Marine, c’est le début des zones
rocheuses à falaises plus ou moins abruptes, taillés dans des grés quaternaires assez friables et
sensibles à l’érosion chimique de l’eau de mer (création de lapies) ; toute la zone comprise entre
Fouka-Marine et Tipaza est essentiellement composée :
De ravins très rapprochés, profondément encastrés et parallèles, taillés dans des grés
quaternaires et se jetant à la mer (ravin des Voleurs à Berard) ;
De petites critiques et d’anses successives taillées dans des grés à fonds sableux sur lesquels
reposent des posidonies ;
D’une plage dans la baie du Chenoua (complexe touristique de Tipaza) dont les sédiments
proviennent en partie de l’Oued Nador ; le reste est le résultat de l’érosion des gros blocs
affaissés (Corne d’or et secteur des ruines romaines)
- Le secteur compris entre le mont Chenoua et la ville de Cherchell est formé de falaises et de zones
rocheuses. Des grèves et des plages à sédiment gris foncé apparaissent à certains endroits (la plage
bleue). Ces sédiments sont fournis par l’érosion des roches schisteuses du Dévonien. Le secteur de
l’Oued Mousselmoun (à l’Ouest de Cherchell) termine cette succession de falaises (niveau de Sidi
Ghiles) ;
- A partir de la rive Ouest de l’Oued jusqu’au Cap de Ténès, c’est le domaine de très hautes falaises
atteignant parfois 300 m de dénivelé et plongeant à des profondeurs importantes. C’est le secteur en
Algérie où le talus continental est très réduit et où l’isobathe des 50 m se rapproche très près de la
côte. Ces falaises sont taillées dans des roches dures volcaniques ou sédimentaires.
Généralités sur la zone d’étude
3
Etude d’une solution de protection pour la plage Centre de Sidi Ghiles (Cherchell)
perturber les coutumes de la zone et de lui booster pour lancer la culture du tourisme avec des espaces bien
aménagés pouvant même constituer une source de divertissement et de détente pour les enfants de Sidi
Ghiles.
I.1.3. Enquête sur site
Après avoir effectué trois visites sur notre site (Avril et Mai 2012) et en interrogeant trois habitants natifs de
la commune, âgées respectivement entre 50 et 80 ans, on constate que la zone à protéger est caractérisée par
la présence d’un rejet principal, existant depuis l’ère coloniale, il constitue un collecteur principal des eaux
usées et des eaux de pluies de toute la région et déverse vers la mer. Ce dernier a engendré une qualité
inappropriée des eaux de cette plage ce qui fait que la baignade y est interdite depuis plus d’un siècle. Aussi,
la largeur de la plage est frappante, elle ne dépasse guère les dizaines de mètres.
I.2. Cadre géomorphologique et géologique
I.2.1. Cadre géologie régionale
La diversité des formes morphologiques, le long des côtes algériennes rappelle la richesse des formes et des
formations côtières qui caractérisent les milieux littoraux. Les 1200 km de côtes sont en grande partie
constitués par des reliefs rocheux, de plus ou moins forte dénivellation par rapport au niveau marin. Dans ce
linéaire caractérisé, comme partout ailleurs, par la jeunesse de son relief s’insèrent des formes de côtes
basses d’accumulation, comme les plages et les dunes, qui constituent un enrichissement avéré de notre
patrimoine côtier (Grimes, 2004).
La commune de Sidi Ghiles est située dans la Wilaya de Tipaza, elle est comprise dans le secteur centre.
Sachant que Sidi Ghiles est localisée entre la baie de Bou-Ismail à l’Est et Cap Ténès à l’Ouest, on va
développer les grands traits morphologiques et géomorphologiques de toute cette zone :
- De Sidi Fredj vers le mont Chenoua (baie de Bou-Ismail), se rencontre une succession de plages (de
part et d’autre des rives du Mazafran). A partir de Douaouda-Marine, c’est le début des zones
rocheuses à falaises plus ou moins abruptes, taillés dans des grés quaternaires assez friables et
sensibles à l’érosion chimique de l’eau de mer (création de lapies) ; toute la zone comprise entre
Fouka-Marine et Tipaza est essentiellement composée :
De ravins très rapprochés, profondément encastrés et parallèles, taillés dans des grés
quaternaires et se jetant à la mer (ravin des Voleurs à Berard) ;
De petites critiques et d’anses successives taillées dans des grés à fonds sableux sur lesquels
reposent des posidonies ;
D’une plage dans la baie du Chenoua (complexe touristique de Tipaza) dont les sédiments
proviennent en partie de l’Oued Nador ; le reste est le résultat de l’érosion des gros blocs
affaissés (Corne d’or et secteur des ruines romaines)
- Le secteur compris entre le mont Chenoua et la ville de Cherchell est formé de falaises et de zones
rocheuses. Des grèves et des plages à sédiment gris foncé apparaissent à certains endroits (la plage
bleue). Ces sédiments sont fournis par l’érosion des roches schisteuses du Dévonien. Le secteur de
l’Oued Mousselmoun (à l’Ouest de Cherchell) termine cette succession de falaises (niveau de Sidi
Ghiles) ;
- A partir de la rive Ouest de l’Oued jusqu’au Cap de Ténès, c’est le domaine de très hautes falaises
atteignant parfois 300 m de dénivelé et plongeant à des profondeurs importantes. C’est le secteur en
Algérie où le talus continental est très réduit et où l’isobathe des 50 m se rapproche très près de la
côte. Ces falaises sont taillées dans des roches dures volcaniques ou sédimentaires.
