Synthèse documentaire
Métaux lourds
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Chez l’homme
Le cadmium se range parmi les métaux les plus toxiques pour l’homme à une faible
dose (100µg/jour), son temps de demi-vie est estimé à 20 ans dans l’organisme et les
principaux sites d’accumulation et de toxicité sont les reins et le foie. Sa toxicité est liée à la
perturbation du métabolisme du zinc et secondairement d’autres éléments essentiels tels que
le calcium, le fer et le cuivre.
Les deux sources d’exposition au cadmium sont l’alimentation et le tabagisme. Dans
l'alimentation certains aliments semblent accumuler davantage le cadmium :
la salade, les champignons, les épinards, le foie, les rognons, les moules, les huitres, les
coquilles st-jacques et les clams. La cigarette contient un microgramme (1µg) de cadmium et
sa fumée est la source la plus importante pour la toxicité qui semble d’abord affecter les
poumons.
Le phénomène de toxicité aiguë du cadmium est connu depuis 1950 sous le nom de
« syndrome d’Itai- Itai » qui désigne une insuffisance rénale avec ostéoporose et ostéomalacie
(Martin-Garin ; Simon, 2004). Il est aussi à l’origine de pneumopathies cadmique, troubles
dyspnéiques, anémies et atteintes hépatorénales (Ramade, 2000).
Donc, un tel métal cause 02 types d’intoxications (Tab. 05en Annexe 02)
§ Une intoxication aigue.
§ Une intoxication chronique.
Chez la faune et la flore
Aux concentrations rencontrées en milieu naturel, la toxicité du cadmium chez les
plantes s'observe par l'apparition de retard dans le développement des jeunes pousses, de la
chlorose et de perturbations de la photosynthèse, à de fortes concentrations (1,5 à 10 mg.l
-1 )
pendant 24 heures, l'accumulation du cadmium conduit à des dommages physiologiques et
génétiques (Martin-Garin et Simon, 2004).
Les espèces marines peuvent être classées suivant leur sensibilité au cadmium comme
suit : Crustacés>Mollusques- Annélides >Poissons, Sachant que ce métal est bio concentré
mais pas bio magnifié (OMS, 1972)
A de très fortes concentrations comprises entre 1 et 10 mg/l, le cadmium provoque à
court terme la mort des individus expérimentalement exposés. Les effets sublétaux sont
observables pour des concentrations relativement importantes comprises entre 1 à 50 µg/l
selon la durée d’expérimentation, comme l’apparition d’anomalies dans le développement
embryonnaire et larvaire chez les mollusques, les crustacés et les échinodermes (Chiffoleau et
al, 1999). On remarque aussi des effets sur la production d’œuf, le taux de capture et le
développement ovarien chez les copépodes
1 .
1 Hook et Fisher, 2001 in Rossi, 2008.
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Rétention du cadmium dans un milieu aqueux sur une argile brute Algérienne. - 33/115

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