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Introduction
Les argiles sont des nanoparticules particulièrement remarquables de par leur ubiquité et
leur réactivité. Leur taille nanométrique et leur structure en feuillets offre une grande surface
spécifique vis-à-vis de l’adsorption et leur confère un rôle crucial dans la rétention d’un grand
nombre de polluants d’origine naturelle ou anthropique. L’étude de leur réactivité est un enjeu
majeur en Sciences de l’Environnement.
En effet dans le domaine de l’adsorption plusieurs études ont porté sur la caractérisation
de la quantification du potentiel adsorbant de différents types d’argiles (kaolinite, bentonite,
zéolite…etc.) entre autre celles à l’état brut.
Plusieurs auteurs ont démontré le rôle dépolluant de l’argile à l’état brut avec de grandes
performances d’élimination de certains métaux dans le milieu aqueux (Cousin, 1980 ; Mellah
et Chegrouche, 1997; Echeverria et al., 2002 ; Sun Gupta et al., 2008),. L’intérêt qui lui est
accordé se justifie par l’importance de la surface développée par ce matériau, par la présence
de charges sur leur surface, leur possibilité d’échanger des cations et une large disponibilité
dans la nature (kwolek et al, 2003).
C’est dans cette optique que s’inscrit notre étude, qui consiste en la valorisation d’une
argile brute d’origine Algérienne comme adsorbant d’un ion métallique " le cadmium" qui a
des incidences plus ou moins graves sur les différentes matrices qui constituent les mers et les
océans et qui même à des quantités infinitésimales peut être très toxique voire mortel.
Une étude comparative avec un charbon actif commercial en grain sera effectuée lors de
notre travail pour pouvoir essayer de mieux valoriser notre matériau. En effet, le charbon actif
en grain est l’un des matériaux les plus utilisé depuis la seconde guerre mondiale pour ces
propriétés absorbantes (Christman et Minear, 1971) et il est l’adsorbant le plus étudié par les
scientifiques à travers le monde (Christman et Minear, 1971 ; Hazourli et al. 2007 ; Cagnon et
al., 2002 ; Sekirifa et Hadj-Mohammed, 2005)
Il est à noter que Achour et Youcef (2003) ont eux aussi entreprit cette démarche en
étudiant la rétention du cadmium sur deux argiles algériennes ; la bentonite sodique de
Maghnia et la bentonite calcique de Mostaganem et qui ont abouti à de très bons rendements
d’élimination pour les deux matrices. Ce qui nous encourage à étudier cette matrice et à
espérer des résultats satisfaisants.
Ce travail fait ressortir deux apparences ; économique et environnementale. D’une part
l’utilisation d’un produit naturel, abondant et bon marché peut constituer un procédé
succédané fiable et viable pour un pays en voie de développement comme le nôtre. D’autre
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Rétention du cadmium dans un milieu aqueux sur une argile brute Algérienne. - 18/115

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