Chapitre III
Etude de solutions du type « récif artificiel immergé »
Etat de l’art sur les récifs artificiels
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Cette modification est faite sans toucher au pied de l’ouvrage où se trouvent les posidonies.
Par contre, dans la partie Sud de la digue où l’on n’observe pas d’herbiers protégés, mais où
la rehausse du mur abri ne peut être réalisée en raison de l’impact visuel sur les habitations,
une solution de berme sous-marine de 20m en enrochement a été retenue, en plus d’un
renforcement de la digue par des ECOPODES® de 4m3. Néanmoins, en raison de l’extension
de la limite de concession du Port que représente un tel ouvrage et sous réserve d’acceptation
de la solution par la DDE maritime, le Yatch Club propriétaire du Port, a demandé au bureau
d’étude ACRIIN d’étudier la possibilité d’une solution alternative.
C’est pourquoi une solution plus douce et innovante a été proposée. Elle consiste en
l’installation d’un récif artificiel immergé, de préférence en matériaux géotextiles (dans un
souci de préservation du milieu naturel) situé au large. Cette implantation n’est théoriquement
rendue possible que par l’absence d’herbiers dans la zone, et sous condition de validation
d’un permis de construire au large. Le brise-lame pourrait être placé en face de la zone
d’habitations en considérant plusieurs cas de figure au niveau de la digue :
- Aucuns travaux supplémentaires sur la digue, celle-ci resterait dans sa configuration
actuelle ;
- Une solution ECOPODE® 4m3 arasée à la cote +4.30m NGF, mais sans berme ;
- Un remaniement de la configuration actuelle par la création d’un bassin de déversement
avec les matériaux présents.
Dans les trois cas de figures, le récif doit permettre de réduire suffisamment la hauteur
significative des vagues incidentes pour éviter les franchissements. Pour ce faire, une analyse
détaillée des houles à l’approche de la zone permettant une optimisation des caractéristiques
du récif artificiel immergé est réalisée dans un premier temps. Une étude théorique
approfondie du dimensionnement du récif et des coefficients de transmissions induits à
l’arrière de la structure est ensuite réalisée, et confrontée à des résultats numériques issus du
modèle SWAN. Ces résultats sont enfin comparés aux résultats expérimentaux issus d’essais
menés au sein du laboratoire hydrodynamique d’ACRIIN. Malgré son aspect ingénierie, cette
partie traite de recherches sur les coefficients de transmission au travers de structures en
géotextiles n’ayant jamais été abordées dans la littérature.
III.2.1. Propagation de la houle du large à la côte
III.2.1.1 Houles de projet au large
Les houles de projet au large, définies en 2004 pour une précédente étude à partir de données
achetées au laboratoire HRW au large du Port de Bormes-les-Mimosas, ont été réévaluées
pour tenir compte des tempêtes de 2008. Car l’année 2008 a été le siège de nombreuses
tempêtes dont les caractéristiques des houles engendrées rentraient dans la classification des
houles de projet, notamment celle du 26 décembre. Les houles d’occurrence cinquantennale et
centennale ont ainsi été revues légèrement à la hausse.
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