Chapitre III
Etude de solutions du type « récif artificiel immergé »
Etat de l’art sur les récifs artificiels
19
III.1. Introduction
Ce chapitre présente les recherches effectuées sur les structures artificielles immergées en
géotextiles dans le cadre de deux applications en ingénierie dont le bureau d’étude ACRIIN
avait la charge: celle de la protection de la digue du Port de Bormes-les-Mimosas contre les
franchissements, et celle de la protection de la plage de l’Aéroport de Nice Côte d’Azur
contre l’érosion.
La première étude se concentre sur les coefficients de transmission de la houle à l’arrière
d’ouvrages en géotextiles en fonction de leur dimensionnement, calculés théoriquement et
comparés aux valeurs expérimentales récoltées à la suite d’essais menés en canal à houle. La
deuxième étude se focalise sur l’action de la houle sur les sédiments, dans un souci de lutte
contre l’érosion côtière.
La modélisation morpho-dynamique dans son ensemble n’est pas abordée ici, même si un
modèle 3D (ROMS) a été mis en place pendant la thèse. Il s’agit plutôt d’un compte rendu sur
le dimensionnement de ces structures artificielles immergées en géotextiles, dont les
caractéristiques principales sont, d’un point de vue ingénierie, leur facilité de mise en œuvre
et la souplesse de leur design, et d’un point de vue environnemental, leur faible impact sur le
transit sédimentaire et leur capacité à fixer la faune et la flore marine.
III.2. Projet de récif artificiel pour protéger la digue du Port des franchissements
Le port de Bormes-les-Mimosas (Fig.III.1) a sollicité l’entreprise ACRIIN pour étudier la
possibilité de réaménager la digue de protection face au large, sous-dimensionnée au vu des
nombreux dégâts et franchissements occasionnés lors des tempêtes. Dans le cadre des études
réalisées, il a été envisagé la possibilité d’implanter un récif artificiel immergé en géotextile
au large pour diminuer la taille des vagues incidentes avant qu’elles n’atteignent la digue.
Cette partie présente les études et les travaux de recherches effectués pour répondre à la
problématique.(Jarry.N, 2009)
La digue de protection du port de Bormes-les-Mimosas (Fig.III.1) est régulièrement franchie
par les vagues soulevées depuis l’Est lors des tempêtes. Trois évènements ont
particulièrement marqué la vie du port, en 2001, 2003, et très récemment au lendemain de
Noël 2008, où en plus des franchissements de lames d’eau (figure III.2), des dégâts
significatifs ont été relevés sur la carapace de l’ouvrage.
Pour réduire ces franchissements, une solution de confortement à base de blocs ECOPODE®
6m3 a été adoptée dans la partie Nord de la digue. Celle-ci consiste à raidir la pente actuelle de
la carapace de manière à former un bassin de déversement entre le couronnement et le mur
abri. Le mur abri doit être rehaussé de 1,5m (+5,5m NGF), tandis que l’arase de la carapace,
déjà surélevée en partie Nord, reste au même niveau (+5,80m NGF).
Etude de solutions du type « récif artificiel immergé »
Etat de l’art sur les récifs artificiels
19
III.1. Introduction
Ce chapitre présente les recherches effectuées sur les structures artificielles immergées en
géotextiles dans le cadre de deux applications en ingénierie dont le bureau d’étude ACRIIN
avait la charge: celle de la protection de la digue du Port de Bormes-les-Mimosas contre les
franchissements, et celle de la protection de la plage de l’Aéroport de Nice Côte d’Azur
contre l’érosion.
La première étude se concentre sur les coefficients de transmission de la houle à l’arrière
d’ouvrages en géotextiles en fonction de leur dimensionnement, calculés théoriquement et
comparés aux valeurs expérimentales récoltées à la suite d’essais menés en canal à houle. La
deuxième étude se focalise sur l’action de la houle sur les sédiments, dans un souci de lutte
contre l’érosion côtière.
La modélisation morpho-dynamique dans son ensemble n’est pas abordée ici, même si un
modèle 3D (ROMS) a été mis en place pendant la thèse. Il s’agit plutôt d’un compte rendu sur
le dimensionnement de ces structures artificielles immergées en géotextiles, dont les
caractéristiques principales sont, d’un point de vue ingénierie, leur facilité de mise en œuvre
et la souplesse de leur design, et d’un point de vue environnemental, leur faible impact sur le
transit sédimentaire et leur capacité à fixer la faune et la flore marine.
III.2. Projet de récif artificiel pour protéger la digue du Port des franchissements
Le port de Bormes-les-Mimosas (Fig.III.1) a sollicité l’entreprise ACRIIN pour étudier la
possibilité de réaménager la digue de protection face au large, sous-dimensionnée au vu des
nombreux dégâts et franchissements occasionnés lors des tempêtes. Dans le cadre des études
réalisées, il a été envisagé la possibilité d’implanter un récif artificiel immergé en géotextile
au large pour diminuer la taille des vagues incidentes avant qu’elles n’atteignent la digue.
Cette partie présente les études et les travaux de recherches effectués pour répondre à la
problématique.(Jarry.N, 2009)
La digue de protection du port de Bormes-les-Mimosas (Fig.III.1) est régulièrement franchie
par les vagues soulevées depuis l’Est lors des tempêtes. Trois évènements ont
particulièrement marqué la vie du port, en 2001, 2003, et très récemment au lendemain de
Noël 2008, où en plus des franchissements de lames d’eau (figure III.2), des dégâts
significatifs ont été relevés sur la carapace de l’ouvrage.
Pour réduire ces franchissements, une solution de confortement à base de blocs ECOPODE®
6m3 a été adoptée dans la partie Nord de la digue. Celle-ci consiste à raidir la pente actuelle de
la carapace de manière à former un bassin de déversement entre le couronnement et le mur
abri. Le mur abri doit être rehaussé de 1,5m (+5,5m NGF), tandis que l’arase de la carapace,
déjà surélevée en partie Nord, reste au même niveau (+5,80m NGF).
