Chapitre II
Dimensionnement et Recommandations des récifs artificiels
Etat de l’art sur les récifs artificiels
10
II.1. Introduction
La prise en compte de l’ensemble des processus qui participent à la modification de la houle
lors de sa propagation permet, outre la connaissance des caractéristiques de la houle au niveau
de la côte, de mettre en place des ouvrages, les dimensionner, étudier leur effet sur la houle
incidente et par conséquent leur impact sur le littoral.
Certains ouvrages récents, comme les récifs artificiels immergés, permettent de réduire de
manière significative la houle en la faisant déferler. En partie inspirés des récifs naturels, ils
tentent de recréer un fond artificiellement tout en limitant les impacts environnementaux.
Leur application est double puisqu’en réduisant la taille des vagues, ils peuvent protéger
directement une zone sensible (ports, promenades, habitations…) particulièrement sujette à
l’action des vagues, et peuvent en même temps contribuer à lutter contre l’érosion côtière.
Ce chapitre présente les recherches effectuées sur les structures artificielles immergées en
géotextiles, leurs dimensionnements ainsi que les recommandations qu’on peut en déduire :
II.2. Récifs immergés
Les structures côtières situées au niveau de la zone de surf, ou plus au large, sont depuis
quelques années étudiées pour limiter l’érosion des plages. Les digues à talus construites en
matériaux alternatifs tel que le béton préfabriqué ou plus récemment les géo-containeurs en
géotextiles, constituent les méthodes de construction les plus largement répandues. La
fonction première de ces ouvrages est de réduire considérablement la quantité d’énergie des
vagues incidentes, et d’engendrer un dépôt de sédiments au niveau du rivage, par
modification des courants dans la zone.
En effet, les ouvrages de protection conventionnels comme les digues et les épis en
enrochements ou en béton appelés communément « solutions dures », deviennent de plus en
plus impopulaires, principalement à cause de leur impact négatif, notamment en termes de
stabilité du trait de côte et de considérations esthétiques. A l’inverse, les structures immergées
de type « solutions douces » paraissent capables de fournir une protection contre l’érosion
côtière sans les impacts néfastes pour l’environnement. La popularité croissante de ces
structures immergées est aussi due au fait que leur bathymétrie (forme et design) peut être
optimisée afin de permettre d’améliorer les conditions de surf dans la zone.
Il apparaît donc qu’une structure de ce type fournissant à la fois les bénéfices d’une protection
de plage et une vague permettant la pratique du surf, sans altérations esthétiques ni
environnementales, soit une solution alternative à considérer pour lutter contre l’érosion
côtière. Le récent récif artificiel de la Gold Coast est d’ailleurs une parfaite illustration du
potentiel de tels designs multifonctionnels (Black and Mead, 2001 ; Jackson et al., 2005).
Il existe donc très peu de recul sur la réponse du rivage à l’installation d’une structure
artificielle immergée. Les récents travaux expérimentaux et numériques de Ranasinghe et
Dimensionnement et Recommandations des récifs artificiels
Etat de l’art sur les récifs artificiels
10
II.1. Introduction
La prise en compte de l’ensemble des processus qui participent à la modification de la houle
lors de sa propagation permet, outre la connaissance des caractéristiques de la houle au niveau
de la côte, de mettre en place des ouvrages, les dimensionner, étudier leur effet sur la houle
incidente et par conséquent leur impact sur le littoral.
Certains ouvrages récents, comme les récifs artificiels immergés, permettent de réduire de
manière significative la houle en la faisant déferler. En partie inspirés des récifs naturels, ils
tentent de recréer un fond artificiellement tout en limitant les impacts environnementaux.
Leur application est double puisqu’en réduisant la taille des vagues, ils peuvent protéger
directement une zone sensible (ports, promenades, habitations…) particulièrement sujette à
l’action des vagues, et peuvent en même temps contribuer à lutter contre l’érosion côtière.
Ce chapitre présente les recherches effectuées sur les structures artificielles immergées en
géotextiles, leurs dimensionnements ainsi que les recommandations qu’on peut en déduire :
II.2. Récifs immergés
Les structures côtières situées au niveau de la zone de surf, ou plus au large, sont depuis
quelques années étudiées pour limiter l’érosion des plages. Les digues à talus construites en
matériaux alternatifs tel que le béton préfabriqué ou plus récemment les géo-containeurs en
géotextiles, constituent les méthodes de construction les plus largement répandues. La
fonction première de ces ouvrages est de réduire considérablement la quantité d’énergie des
vagues incidentes, et d’engendrer un dépôt de sédiments au niveau du rivage, par
modification des courants dans la zone.
En effet, les ouvrages de protection conventionnels comme les digues et les épis en
enrochements ou en béton appelés communément « solutions dures », deviennent de plus en
plus impopulaires, principalement à cause de leur impact négatif, notamment en termes de
stabilité du trait de côte et de considérations esthétiques. A l’inverse, les structures immergées
de type « solutions douces » paraissent capables de fournir une protection contre l’érosion
côtière sans les impacts néfastes pour l’environnement. La popularité croissante de ces
structures immergées est aussi due au fait que leur bathymétrie (forme et design) peut être
optimisée afin de permettre d’améliorer les conditions de surf dans la zone.
Il apparaît donc qu’une structure de ce type fournissant à la fois les bénéfices d’une protection
de plage et une vague permettant la pratique du surf, sans altérations esthétiques ni
environnementales, soit une solution alternative à considérer pour lutter contre l’érosion
côtière. Le récent récif artificiel de la Gold Coast est d’ailleurs une parfaite illustration du
potentiel de tels designs multifonctionnels (Black and Mead, 2001 ; Jackson et al., 2005).
Il existe donc très peu de recul sur la réponse du rivage à l’installation d’une structure
artificielle immergée. Les récents travaux expérimentaux et numériques de Ranasinghe et
