Introduction
Etude de l’art sur les récifs artificiels
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Introduction
Comme la mer, les vagues se méritent. Elles ne sont pas du domaine de la consommation
ordinaire et elles ignorent l’égalité de traitement. Elles finissent par imprégner les sens autant
que l’intelligence. Au minimum, elles requièrent une initiation et un apprentissage qui peut
aller jusqu’à une forme de culture, une explication générale de l’univers (Robin.P, 2009).
L’homme a naturellement le goût des métamorphoses, du spectacle de la nature, de ce qui est
merveilleux et qui le dépasse. Il aime à regarder la mer assoupie, figée par un air immobile,
s’éveiller par plaques qui frisent, plissent et zèbrent tandis que la brise s’anime et que les
risées courent sur l’onde. Il se sent gagné par une espèce d’euphorie lorsqu’il mêle son souffle
au vent du large et que les bourrasques commencent à écorcher les crêtes. Il se laisse bientôt
submerger par l’harmonie sauvage, glorieuse, vivifiante du chaos naissant et, instinctivement,
partage l’excitation des oiseaux de mer (Robin.P, 2009).
Si les fluctuations de la ligne de côte ont toujours existé, ce n’est que depuis l’installation
massive des hommes sur les littoraux que l’érosion marine nous importe. L’érosion n’existe
que dans l’écoumène. En menaçant des territoires toujours plus habités, toujours plus
attractifs, elle a longtemps reçu une réponse quasiment guerrière, dont le seul but était de
contenir l’avancée de l’ennemi, de protéger le territoire contre son invasion par la mer. Pour
gagner cette guerre, dont les ingénieurs étaient les généraux, des techniques toujours plus
sophistiquées ont été développées.
Dans un contexte qui plaçait l’Homme comme maître et possesseur de la nature, la recherche
d’une délimitation précise de la ligne frontière, le perfectionnement des ouvrages de
protection, l’institutionnalisation de la défense, sont les marques de la première gestion de
l’érosion des rivages habités. Celle-ci repose sur le refus de subir les aléas naturels, sur la
volonté de s’affranchir de contraintes que la puissance technique nous met désormais en
mesure de dominer. C’est ainsi que les rivages, lieux de toutes les incertitudes, de toutes les
mouvances, s’étouffent peu à peu sous la carapace censée les protéger. En ce début de XXI
ème siècle, alors que nous pouvons maintenant retenir la mer, la question de la gestion de
l’érosion marine est posée dans une toute autre optique, orientée par l’évolution de l’homme
avec son milieu (Clus-Auby.C, 2009).
La protection du littoral a, jusqu’ alors, fait le plus souvent appel à des techniques mettant en
œuvre· :
- des enrochements tant comme ouvrages transversaux (épis) que comme ouvrages
longitudinaux côtiers (front de mer) ou en mer (brise-lames),
- des ouvrages en maçonnerie ou en béton (épis ou front de mer),
- et, à un moindre degré, des rechargements associés ou non à des ouvrages de
stabilisation (épis, brise-lames).
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