Chapitre 1
Généralités
3
I.
Définitions
I.1. Définition de la pollution marine
La définition de la pollution marine est donnée par le premier rapport du Conseil sur la
Qualité de l’Environnement de la Maison Blanche (1965), étant « …une modification
défavorable du milieu naturel…, comme un sous-produit de l’action humaine… ». (Ramade,
2000). Ainsi le terme de pollution marine fait l’objet d’une définition, reconnue par
l’ensemble de la communauté scientifique internationale (GESAMP), comme étant
«l’introduction par l'homme, directement ou indirectement, de substances ou d'énergie dans
le milieu marin (y compris les estuaires) occasionnant des effets néfastes tels que des
nuisances envers les ressources biologiques, des risques pour la santé de l'homme, des
entraves aux activités maritimes (y compris la pêche), une altération de la qualité de l'eau de
mer du point de vue de son utilisation et une dégradation des valeurs d’agréments ».
I.2. Définition des eaux usées
Les eaux usées sont toutes les eaux qui parviennent dans les canalisations d’eaux usées dont
les propriétés naturelles sont transformées par les utilisations domestiques,
les entreprises industrielles, agricoles et autres. On englobe, aussi, les eaux de pluie
qui s’écoulent dans ces canalisations (Bliefert et Perraud, 2001).
I.2.1. Origine des eaux usées
Suivant l’origine des substances polluantes, on distingue quatre catégories d’eaux usées :
a. Les eaux usées domestiques
Elles proviennent des différents usages domestiques de l'eau. Elles sont essentiellement
porteuses de pollution organique. Elles se répartissent en eaux ménagères, qui ont pour
origine les salles de bains et les cuisines, et sont généralement chargées
de détergents, de graisses, de solvants, de débris organiques, etc. et en eaux vannes ;
il s'agit des rejets des toilettes chargés de diverses matières organiques azotées
et de germes fécaux (Gomella et Guerree, 1978).
b. Les eaux industrielles
Elles sont très différentes des eaux usées domestiques. Leurs caractéristiques varient d'une
industrie à l'autre. En plus de matières organiques, azotées ou phosphorées, d’après Gaujous
(1995), elles peuvent également contenir :
 des graisses (industries agroalimentaires, équarrissage) ;
 des hydrocarbures (raffineries) ;
 des métaux (traitements de surface, métallurgie) ;
 des acides, des bases et divers produits chimiques (industries chimiques divers,
tanneries) ;
 de l’eau chaude (circuit de refroidissement des centrales thermiques) ;
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