Chapitre I
Synthèse bibliographique
5
I.1.2.2. Rejets des installations nucléaires en fonctionnement normal
La production d‟électricité par la voie nucléaire est à l‟origine de la deuxième source de
137 Cs qui
est le cycle du combustible. Le cœur d‟un réacteur de 1300 MWe contient en fin de cycle (environ
40 mois) environ 3.10
17 Bq de
137 Cs confinés à l‟intérieur du combustible. En fonctionnement
normal, il est admet que une faible quantité de césium soit retrouvée dans les effluents rejetés dans
l‟environnement. Mais lors du retraitement du combustible irradié, les quantités de
137 Cs extraites
avec les autres produits de fission sont considérables [6].
A titre indicatif en 1999, les rejets de
137
Cs de l‟usine de retraitement du combustible de la Hague
s‟élevaient à 1,3 TBq et ceux de Sellafield à 7,9 TBq en 1997, en quasi-totalité sous forme liquide.
Ces rejets sont en diminution : en 2003, ils étaient de 0,76 TBq pour l‟usine de retraitement de la
Hague (communication COGEMA) et de 6,24 TBq pour Sellafield. Les
134 Cs et
135 Cs sont
également présents dans les rejets liquides et gazeux issus des différentes étapes de retraitement du
combustible [3].
I.1.2.3. Rejets accidentels par les installations nucléaires
Par ailleurs, le césium 137 est également l'une des principales sources de contamination radioactive
lors des accidents de réacteurs nucléaires, dont les plus connus sont ceux des centrales de Three
Miles Island (États-Unis) en 1979, de Tchernobyl (Ukraine) en 1986 [6], et de Fukushima (Japon)
en 2011.
Les accidents nucléaires contribuent d‟une manière considérable aux rejets d‟éléments radioactifs.
En 1957, les accidents de Kyshtym (Tcheliabinsk, Russie) et de Windscale (Royaume-Uni) ont
respectivement entraîné des rejets en
137
Cs de 26,64 TBq et 22 TBq [3].
Lors de l‟accident de la fameuse centrale nucléaire de Tchernobyl, les activités en
137 Cs rejetées
dans l‟environnement sont estimées à 85 PBq. Les retombées ont pu atteindre plusieurs MBq m
-2
aux alentours du site. Ces retombées ont atteint même l‟Europe occidentale, en France par exemple,
le dépôt a été de l‟ordre de quelques kBq m
-2 à quelques dizaines de kBq m
-2
. L‟une des
caractéristiques de cet accident, survenu le 26 avril 1986, est la signature isotopique à l‟émission
avec un rapport
137 Cs /
134
Cs de l‟ordre de 2,00 ± 0,17 [7].
I.2. Propriétés du césium
I.2.1. Physiques
Le césium métallique est brillant, blanc argenté ou doré selon les sources, mou et ductile. Il possède
le point de fusion le plus bas de la famille des alcalins. Avec le gallium et le mercure, il est l'un des
rares métaux liquides à température proche de l'ambiante [4].
I.2.2. Chimiques
Le césium appartient, comme le lithium, le sodium, le potassium, le rubidium et le francium au
groupe des métaux alcalins, chimiquement il présente un seul degré d‟oxydation correspondant à
Synthèse bibliographique
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I.1.2.2. Rejets des installations nucléaires en fonctionnement normal
La production d‟électricité par la voie nucléaire est à l‟origine de la deuxième source de
137 Cs qui
est le cycle du combustible. Le cœur d‟un réacteur de 1300 MWe contient en fin de cycle (environ
40 mois) environ 3.10
17 Bq de
137 Cs confinés à l‟intérieur du combustible. En fonctionnement
normal, il est admet que une faible quantité de césium soit retrouvée dans les effluents rejetés dans
l‟environnement. Mais lors du retraitement du combustible irradié, les quantités de
137 Cs extraites
avec les autres produits de fission sont considérables [6].
A titre indicatif en 1999, les rejets de
137
Cs de l‟usine de retraitement du combustible de la Hague
s‟élevaient à 1,3 TBq et ceux de Sellafield à 7,9 TBq en 1997, en quasi-totalité sous forme liquide.
Ces rejets sont en diminution : en 2003, ils étaient de 0,76 TBq pour l‟usine de retraitement de la
Hague (communication COGEMA) et de 6,24 TBq pour Sellafield. Les
134 Cs et
135 Cs sont
également présents dans les rejets liquides et gazeux issus des différentes étapes de retraitement du
combustible [3].
I.1.2.3. Rejets accidentels par les installations nucléaires
Par ailleurs, le césium 137 est également l'une des principales sources de contamination radioactive
lors des accidents de réacteurs nucléaires, dont les plus connus sont ceux des centrales de Three
Miles Island (États-Unis) en 1979, de Tchernobyl (Ukraine) en 1986 [6], et de Fukushima (Japon)
en 2011.
Les accidents nucléaires contribuent d‟une manière considérable aux rejets d‟éléments radioactifs.
En 1957, les accidents de Kyshtym (Tcheliabinsk, Russie) et de Windscale (Royaume-Uni) ont
respectivement entraîné des rejets en
137
Cs de 26,64 TBq et 22 TBq [3].
Lors de l‟accident de la fameuse centrale nucléaire de Tchernobyl, les activités en
137 Cs rejetées
dans l‟environnement sont estimées à 85 PBq. Les retombées ont pu atteindre plusieurs MBq m
-2
aux alentours du site. Ces retombées ont atteint même l‟Europe occidentale, en France par exemple,
le dépôt a été de l‟ordre de quelques kBq m
-2 à quelques dizaines de kBq m
-2
. L‟une des
caractéristiques de cet accident, survenu le 26 avril 1986, est la signature isotopique à l‟émission
avec un rapport
137 Cs /
134
Cs de l‟ordre de 2,00 ± 0,17 [7].
I.2. Propriétés du césium
I.2.1. Physiques
Le césium métallique est brillant, blanc argenté ou doré selon les sources, mou et ductile. Il possède
le point de fusion le plus bas de la famille des alcalins. Avec le gallium et le mercure, il est l'un des
rares métaux liquides à température proche de l'ambiante [4].
I.2.2. Chimiques
Le césium appartient, comme le lithium, le sodium, le potassium, le rubidium et le francium au
groupe des métaux alcalins, chimiquement il présente un seul degré d‟oxydation correspondant à
