INTRODUCTION
1
INTRODUCTION
La pollution marine aussi bien chimique que biologique est un phénomène en perpétuelle
évolution avec de plus en plus d’ampleur. Les rivages marins constituent le réceptacle final de
toutes sortes de déchets des activités humaines, acheminés via les rejets domestiques et
industriels, les effluents d’hôpitaux et les stations d’épuration.
Les antibiotiques utilisés en très grandes quantités en médecine humaine et vétérinaire,
l’agriculture et l’aquaculture pour traiter les maladies infectieuses, ainsi que comme facteurs
de croissance, ont un impact sur l’environnement marin. En effet, les résidus de molécules
actives exercent une pression de sélection sur les bactéries, créant ainsi un déséquilibre de
l’écosystème marin et favorisent l’apparition de bactéries résistantes aux antibiotiques, qui
pourraient atteindre l’homme par contact direct ou via la chaine alimentaire.
La résistance aux antibiotiques est un phénomène général observé chez de nombreuses
familles bactériennes, notamment les bacilles à Gram négatif. Le principal processus
responsable de sa dissémination est le transfert horizontal des gènes de résistance entre les
bactéries d’espèces différentes. Ce matériel génétique extra-chromosomique peut leur
conférer aussi une résistance à d’autres agents toxiques, tels que les métaux lourds.
Les béta-lactamines constituent une des principales familles d’antibiotiques, par leur faible
toxicité, leur diversité et leurs indications thérapeutiques. Les mécanismes de résistance à ces
antibiotiques se répartissent en non enzymatiques résultant d’une imperméabilité de la
membrane externe, de systèmes d’efflux actif ou de modification de leurs cibles, tandis que la
production d’enzymes d’hydrolyse est la voie la plus courante et ayant évoluée au cours de
ces deux dernières décennies.
Les béta-lactamases sont subdivisés en plusieurs catégories suivant le type de substrat
hydrolysé : pénicillinases, céphalosporinases, et carbapénèmases, ou le spectre de substrats :
béta-lactamases à large spectre (BLLS) et béta-lactamases à spectre élargi (BLSE). Ces
dernières ont un pouvoir important d’évolution et de diffusion, du fait que les gènes codant
pour ces enzymes sont portés sur des éléments génétiques mobiles : plasmides, transposons et
intégrons.
En Algérie, peu est connu sur la résistance aux antibiotiques des bactéries isolées de
l’environnement marin, tandis que le milieu clinique a été l’objet de plusieurs études
épidémiologiques. Le phénomène de résistance aux antibiotiques s’inscrit dans un contexte
écologique dont les conséquences sur la santé publique sont de plus en plus apparentes avec
l’évolution de la multirésistance, l’implication des bactéries marines dans les infections et le
risque que constitue le milieu marin en tant que réservoir de gènes de résistance.
1
INTRODUCTION
La pollution marine aussi bien chimique que biologique est un phénomène en perpétuelle
évolution avec de plus en plus d’ampleur. Les rivages marins constituent le réceptacle final de
toutes sortes de déchets des activités humaines, acheminés via les rejets domestiques et
industriels, les effluents d’hôpitaux et les stations d’épuration.
Les antibiotiques utilisés en très grandes quantités en médecine humaine et vétérinaire,
l’agriculture et l’aquaculture pour traiter les maladies infectieuses, ainsi que comme facteurs
de croissance, ont un impact sur l’environnement marin. En effet, les résidus de molécules
actives exercent une pression de sélection sur les bactéries, créant ainsi un déséquilibre de
l’écosystème marin et favorisent l’apparition de bactéries résistantes aux antibiotiques, qui
pourraient atteindre l’homme par contact direct ou via la chaine alimentaire.
La résistance aux antibiotiques est un phénomène général observé chez de nombreuses
familles bactériennes, notamment les bacilles à Gram négatif. Le principal processus
responsable de sa dissémination est le transfert horizontal des gènes de résistance entre les
bactéries d’espèces différentes. Ce matériel génétique extra-chromosomique peut leur
conférer aussi une résistance à d’autres agents toxiques, tels que les métaux lourds.
Les béta-lactamines constituent une des principales familles d’antibiotiques, par leur faible
toxicité, leur diversité et leurs indications thérapeutiques. Les mécanismes de résistance à ces
antibiotiques se répartissent en non enzymatiques résultant d’une imperméabilité de la
membrane externe, de systèmes d’efflux actif ou de modification de leurs cibles, tandis que la
production d’enzymes d’hydrolyse est la voie la plus courante et ayant évoluée au cours de
ces deux dernières décennies.
Les béta-lactamases sont subdivisés en plusieurs catégories suivant le type de substrat
hydrolysé : pénicillinases, céphalosporinases, et carbapénèmases, ou le spectre de substrats :
béta-lactamases à large spectre (BLLS) et béta-lactamases à spectre élargi (BLSE). Ces
dernières ont un pouvoir important d’évolution et de diffusion, du fait que les gènes codant
pour ces enzymes sont portés sur des éléments génétiques mobiles : plasmides, transposons et
intégrons.
En Algérie, peu est connu sur la résistance aux antibiotiques des bactéries isolées de
l’environnement marin, tandis que le milieu clinique a été l’objet de plusieurs études
épidémiologiques. Le phénomène de résistance aux antibiotiques s’inscrit dans un contexte
écologique dont les conséquences sur la santé publique sont de plus en plus apparentes avec
l’évolution de la multirésistance, l’implication des bactéries marines dans les infections et le
risque que constitue le milieu marin en tant que réservoir de gènes de résistance.
