Chapitre IV
Les ouvrages de protection
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On distingue le fonctionnement d'une digue à talus ou mixte soumise à un déferlement sur
la carapace, et le fonctionnement d'une digue mixte pour laquelle la muraille subit le
déferlement (Figure 35).
Figure 35 : Action de la houle sur une digue à talus
4.2.1.3 Prédimensionnement de l’ouvrage
A partir des résultats obtenus de l’étude de propagation de la houle à la côte par période et
par direction (Annexe III), la hauteur significative Hs est de 3,08m à une profondeur de 3m.
En règle générale, les ouvrages à talus comprennent au minimum 3 couches de matériaux
de granulométrie différente ayant des fonctionnalités bien spécifiques.
La carapace en enrochements naturels ou artificiels à fort indice de vides supporte
directement l’action de la houle, le noyau (Généralement massif en tout venant) constitue le
corps de la digue, enfin le filtre disposé entre le noyau et la carapace, assure la transition entre
ces 2 couches et le poids de ses éléments ne doit pas être inférieure 1/10 de ceux constituant la
carapace.
4.2.1.3.1 Carapace
Parmi l'ensemble des différentes parties composant une digue à talus maritime, la carapace
représente l'élément clé de la stabilité de la structure. Elle se compose soit d'enrochements
naturels soit de blocs artificiels en béton.
C’est la partie de l’ouvrage qui reçoit directement l’attaque de la houle et que l’on
caractérise par le poids unitaire W des blocs naturels ou artificiels qui la composent.
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Etude de protection du rivage d\'Ain Tagourait - 59/81

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