CHPITRE III: Méthode HV- Bruit de Fond
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La méthode la plus directe pour décrire les effets de site consiste à comparer des
enregistrements de séismes d’un site à l’autre. Mais, l’utilisation de cette méthode, en
contexte de sismicité rare, est difficile. En revanche, les méthodes basées sur le bruit de fond
sismique, et notamment la méthode H/V, utilisent les propriétés du bruit urbain pour estimer
les caractéristiques physiques des sols à un coût défiant toute concurrence [Saad, 2006].
Cette technique a été proposée pour la première fois au Japon par Nogoshi et Igarashi (1971),
puis diffusée par Nakamura (1989). Depuis, cette méthode connaît un succès grandissant
surtout pour l’étude des effets de site et du microzonage sismique. En Algérie, elle n’apparaît
qu’après le séisme du 21 mai 2003 où des études sur les effets de site à Boumerdes et
Zemmouri ont été menées conjointement par le CGS (Centre National de Recherche
Appliquée en Génie parasismique, Alger) et le LGIT (Laboratoire de Géophysique Interne et
Tectonophysique, Grenoble) [Benidir et Fernane, 2010].
III.1. Aperçu historique sur l’étude du bruit de fond
En 1872, Bertelli constata une corrélation entre les microséismes et les perturbations de
pression atmosphérique ; En 1924, Banerji observa des modifications du bruit associées à la
mousson indienne puis dans les années 40, Bernard ainsi que Longuet-Higgins montrèrent la
relation entre les périodes des microséismes et celles des vagues océaniques [BonnefoyClaudet, 2004]. Dès les années 1950, des scientifiques japonais ont détecté dans les
enregistrements de bruit de fond sismique des indices de caractérisation du comportement des
sols soumis à séismes [Aki, 1957 et 1993 in Duval 2007].
III.2. Origine du bruit de fond
On entend par « origine du bruit de fond » tout ce qui est source de bruit, c’est à dire toute
sollicitation, autre qu’un séisme, qui génère des vibrations dans le sol.
III.2.1. Selon la nature des sources
Selon la nature des sources du bruit, on distingue deux origines : naturelle et anthropique.
III.2.1.2 Une origine naturelle
 Les marées ;
 L’impact des vagues sur les rivages ;
 L’écoulement de l’eau d’une rivière ou d’un torrent ;
 La pluie ou le vent frappant le sol ;
 Les racines des arbres ou les fondations d’un immeuble vibrant sous l’effet du
vent.
III.2.1.2 Une origine anthropique
 Les machines d’une usine ;
 Le roulement des trains et des voitures ;
 Un homme qui marche.
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