Conclusion Générale
33
Cette étude a montré que dans le Golfe de Gascogne et en Manche, les climats de vague
hivernaux étaient soumis à une forte variabilité interannuelle. Sur la période 1953-2009, une
augmentation importante des Hs et Tp a pu être mise en évidence et a été expliquée par une
augmentation de l’indice NAO sur la période d’étude. L’érosion côtière qui frappe les
littoraux atlantiques depuis plusieurs décennies est classiquement imputée à l’augmentation
du niveau marin et à une diminution des apports sédimentaires continentaux. Pourtant, de
nombreuses plages sont déconnectées des systèmes de drainage continentaux et subissent une
érosion qui ne peut pas être expliquée par la seule augmentation du niveau marin.
L’augmentation de Hs mise en évidence dans cette étude (jusqu’a +0.6 m) pourrait expliquer
cette érosion. Au large, les conditions de vague projetées pour le scénario A2 indiquent une
diminution généralisée des hauteurs de vague (de 10 à 20 cm) et une rotation horaire de
l’ensemble des vagues en été (de 3 à 10°) et des houles en hiver. A proximité de la côte, la
diminution des hauteurs de vague est toujours significative. Cependant, la réfraction
bathymétrique induit une atténuation de la rotation horaire des directions des vagues, en
particulier pour les vagues les plus hautes, telles que les houles hivernales. L’analyse des flux
de sédiments longshore au niveau de la plage de Biscarrosse suggèrerait une diminution de
l’amplitude des flux le long de ce segment de la côte aquitaine. Ce résultat, obtenu en un
point, ne permet pas de conclure à une tendance à l’érosion ou à l’accrétion sur ce segment,
l’érosion ou l’accrétion étant liée aux variations spatiales de flux de sédiments. Cependant,
ces résultats permettent de conclure que les changements de conditions de vague projetés sont
suffisamment significatifs pour modifier les flux longshore du littoral aquitain. Une
perspective à ce travail serait d’analyser l’évolution des flux de sédiments longshore sur la
côte aquitaine dans son ensemble afin d’analyser l’impact potentiel de ces modifications de
flux longshore sur l’évolution du trait de côte à la fin du 21e siècle.
33
Cette étude a montré que dans le Golfe de Gascogne et en Manche, les climats de vague
hivernaux étaient soumis à une forte variabilité interannuelle. Sur la période 1953-2009, une
augmentation importante des Hs et Tp a pu être mise en évidence et a été expliquée par une
augmentation de l’indice NAO sur la période d’étude. L’érosion côtière qui frappe les
littoraux atlantiques depuis plusieurs décennies est classiquement imputée à l’augmentation
du niveau marin et à une diminution des apports sédimentaires continentaux. Pourtant, de
nombreuses plages sont déconnectées des systèmes de drainage continentaux et subissent une
érosion qui ne peut pas être expliquée par la seule augmentation du niveau marin.
L’augmentation de Hs mise en évidence dans cette étude (jusqu’a +0.6 m) pourrait expliquer
cette érosion. Au large, les conditions de vague projetées pour le scénario A2 indiquent une
diminution généralisée des hauteurs de vague (de 10 à 20 cm) et une rotation horaire de
l’ensemble des vagues en été (de 3 à 10°) et des houles en hiver. A proximité de la côte, la
diminution des hauteurs de vague est toujours significative. Cependant, la réfraction
bathymétrique induit une atténuation de la rotation horaire des directions des vagues, en
particulier pour les vagues les plus hautes, telles que les houles hivernales. L’analyse des flux
de sédiments longshore au niveau de la plage de Biscarrosse suggèrerait une diminution de
l’amplitude des flux le long de ce segment de la côte aquitaine. Ce résultat, obtenu en un
point, ne permet pas de conclure à une tendance à l’érosion ou à l’accrétion sur ce segment,
l’érosion ou l’accrétion étant liée aux variations spatiales de flux de sédiments. Cependant,
ces résultats permettent de conclure que les changements de conditions de vague projetés sont
suffisamment significatifs pour modifier les flux longshore du littoral aquitain. Une
perspective à ce travail serait d’analyser l’évolution des flux de sédiments longshore sur la
côte aquitaine dans son ensemble afin d’analyser l’impact potentiel de ces modifications de
flux longshore sur l’évolution du trait de côte à la fin du 21e siècle.
