Chapitre III
Application du modèle wavewatch III
31
appliquées à ces données de vague au déferlement donnent des flux de sédiments de l’ordre
resp. De 160 000 et 200 000 m3/an. On peut noter que ces estimations sont du même ordre de
grandeur que celles d’ABADIE et al. (2006) – 100 000 m3/an, valeur estimée à environ 40 km
au sud de Biscarrosse - et de LCHF (1987) - 520 000 m3/an, valeur estimée à Mimizan. Parmi
les pistes à explorer pouvant expliquer les différences obtenues, outre la localisation spatiale
exacte, on peut noter que les données de vagues en entrée diffèrent en nature et période
couverte, avec un jeu de 40 ans de données modélisées pour la présente étude, 8 ans (19972005) de données modélisées (NOAA-WW3) corrigées pour ABADIE et al. (2006), et des
données observées sur une période antérieure à 1985 pour les estimations du LCHF (1987).
Toutefois, les flux estimés restent du même ordre de grandeur (100 000 m3/an).
Afin d’étudier la différence entre les flux actuels et les flux futurs, nous analysons les flux
principalement en termes de valeur relative, soit par rapport au flux annuel (figure II.7.a), soit
par rapport au flux du climat actuel correspondant (figure III.7.b). Les flux relatifs donnés
résultent de la moyenne des valeurs obtenues avec les deux formules, une barre d’erreur
indiquant les valeurs minimale et maximale obtenues avec ces formules. (La figure III.7.a)
donne un aperçu de la variabilité saisonnière des flux de sédiments longshore. La quantité de
sédiment déplacée est plus importante de 60% en hiver par rapport à la moyenne annuelle, et
deux fois plus petite en été. Les écarts entre les formules sont plus importants pendant ces
deux saisons. Au printemps et en automne, les flux ont une amplitude similaire à la moyenne
annuelle.
Figure III.7– a) Variations saisonnières des flux de sédiments longshore actuels (scénario
REF), relativement au flux annuel, b) Flux de sédiments longshore pour trois scénarios futurs
(B1, A1B, A2), relativement au flux actuel pour la même saison. (CHARLES et al, 2012b).
Pour le climat futur (figure III.7.b), nous nous intéressons en particulier à l’évolution des flux
sur l’année, en hiver et en été. Quelle que soit la période de l’année, on constate que les
changements sont d’autant plus importants que le scénario est émissif en gaz à effet de serre.
Ainsi, les changements de vagues projetés pour le scénario A2 donnent une réduction du flux
de l’ordre de 10% par rapport au climat actuel. Seuls les résultats pour le scénario B1
montrent une légère augmentation des flux de sédiments longshore. Ces résultats indiquent
Application du modèle wavewatch III
31
appliquées à ces données de vague au déferlement donnent des flux de sédiments de l’ordre
resp. De 160 000 et 200 000 m3/an. On peut noter que ces estimations sont du même ordre de
grandeur que celles d’ABADIE et al. (2006) – 100 000 m3/an, valeur estimée à environ 40 km
au sud de Biscarrosse - et de LCHF (1987) - 520 000 m3/an, valeur estimée à Mimizan. Parmi
les pistes à explorer pouvant expliquer les différences obtenues, outre la localisation spatiale
exacte, on peut noter que les données de vagues en entrée diffèrent en nature et période
couverte, avec un jeu de 40 ans de données modélisées pour la présente étude, 8 ans (19972005) de données modélisées (NOAA-WW3) corrigées pour ABADIE et al. (2006), et des
données observées sur une période antérieure à 1985 pour les estimations du LCHF (1987).
Toutefois, les flux estimés restent du même ordre de grandeur (100 000 m3/an).
Afin d’étudier la différence entre les flux actuels et les flux futurs, nous analysons les flux
principalement en termes de valeur relative, soit par rapport au flux annuel (figure II.7.a), soit
par rapport au flux du climat actuel correspondant (figure III.7.b). Les flux relatifs donnés
résultent de la moyenne des valeurs obtenues avec les deux formules, une barre d’erreur
indiquant les valeurs minimale et maximale obtenues avec ces formules. (La figure III.7.a)
donne un aperçu de la variabilité saisonnière des flux de sédiments longshore. La quantité de
sédiment déplacée est plus importante de 60% en hiver par rapport à la moyenne annuelle, et
deux fois plus petite en été. Les écarts entre les formules sont plus importants pendant ces
deux saisons. Au printemps et en automne, les flux ont une amplitude similaire à la moyenne
annuelle.
Figure III.7– a) Variations saisonnières des flux de sédiments longshore actuels (scénario
REF), relativement au flux annuel, b) Flux de sédiments longshore pour trois scénarios futurs
(B1, A1B, A2), relativement au flux actuel pour la même saison. (CHARLES et al, 2012b).
Pour le climat futur (figure III.7.b), nous nous intéressons en particulier à l’évolution des flux
sur l’année, en hiver et en été. Quelle que soit la période de l’année, on constate que les
changements sont d’autant plus importants que le scénario est émissif en gaz à effet de serre.
Ainsi, les changements de vagues projetés pour le scénario A2 donnent une réduction du flux
de l’ordre de 10% par rapport au climat actuel. Seuls les résultats pour le scénario B1
montrent une légère augmentation des flux de sédiments longshore. Ces résultats indiquent
