Chapitre I
Etat de l’art de la modélisation
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I.4.2.2. Modèles de 3
eme génération
Le développement de la méthode de calcul des interactions non-linéaires DIA (Hasselmannet al.,
1985) a marqué le début des modèles de 3ème génération. Dans ces modèles, chaque composante
spectro-angulaire du spectre de variance évolue « librement » sous l’actioncombinée des différents
processus physiques pris en compte. Le terme de transfert non-linéaire S nl n’est plus paramétrisé, mais
calculé à partir de l’expression (I.1) de manièreplus ou moins approchée.
(I.2)
Le premier modèle de 3ème génération (3G) est le modèle WAM (WAMDI Group, 1988; Komen et
al., 1994), qui a été implémenté pour des applications dans le domaine océaniqueou les mers
continentales. A la suite de WAM, d’autres modèles comme WAVEWATCH III (Tolman, 1991,
2002), SWAN (Booij et al., 1999) ou TOMAWAC (Benoit et al., 1996a), puisplus récemment le
modèle CREST (Ardhuin et al., 2001) ont été développés.
Le modèle SWAN (Ris, 1997; Booij et al., 1999) est le premier modèle de 3ème génération
conçuspécialement pour les applications côtières, incluant les effets de déferlement bathymétriqueet
les interactions non-linéaires entre triplets de fréquences.
Certains modèles de recherche incluent aujourd’hui des méthodes de calcul quasi-exactes du terme S nl ,
comme la méthode WRT (Webb-Resio-Tracy) (Webb, 1978; Resio&Perrie,1991), ou la méthode
GQM (Gaussian Quadrature Method) (Lavrenov, 2001).
Les temps de calcul de ces méthodes sont encore trop importantspour des applications pratiques à
grande échelle. Néanmoins, grâce aux améliorations deces méthodes et aux outils informatiques de
plus en plus puissants, on peut espérer uncalcul quasi-exact des interactions non-linéaires dans un
avenir proche.
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