Conclusion générale
69
Pour atteindre notre objectif dans cette étude, qui est l’évaluation du degré de pollution par les
hydrocarbures sur la baie de Bou-Ismail et la baie d’Alger, nous avons recouru à deux sorties
en mer, pendant la période estivale.
Après l’analyse de nos données pour les HAP dans les deux matrices, eau et sédiment, nous
avons obtenu des résultats qui montrent d’une part que le niveau de contamination par les HAP
est plus élevé dans la baie d’Alger que dans la baie de Bou-Ismail, du fait que la valeur
minimale retrouvée pour la baie de Bou-Ismail est de 0.66µg/l tandis que pour la baie d’Alger,
nous l’avons évalué à 0.87µg/l pour la colonne d’eau et pareil au niveau du sédiment, où on
note un minimum de 0.55µg/g de matière sèche pour la baie de Bou-Ismail et 2.92µg/g dans la
baie d’Alger. Cela peut être expliqué par le fait que la baie d’Alger contient un port pétrolier ce
qui engendre un trafic maritime important, notamment par les pétroliers, qui larguent dans les
eaux (au large) leurs ballasts, les eaux de calles, lavage des citernes, …
D’autre part, nous constatons que la pollution par les HAP se concentre dans le sédiment
marin.
Néanmoins, la fixation et le stockage des HAP dans le sédiment marin obéissent à plusieurs
facteurs qui sont liés non seulement aux propriétés physicochimiques des HAP, mais aussi à la
granulométrie (taille des grains). En effet, le sédiment fin est caractérisé par une importante
aptitude à intégrer et stocker ces contaminants organiques, contrairement au sédiment grossier.
Outre, l’abondance des espèces animales et végétales, les courants marins et les conditions
météorologiques sont des facteurs qui participent à la modification de la disponibilité des HAP
dans l'eau et dans le sédiment.
Notre étude contribue à la construction d’une base de données sur le degré de contamination de
nos eaux côtières par ces substances cancérogènes et toxiques qui génèrent des effets potentiels
à moyen et à long terme sur les organismes vivants en général et les espèces aquatiques en
particulier, et présentant un risque majeur pour la survie des espèces ainsi que le
fonctionnement des écosystèmes au niveau des deux baies étudiées.
Il serait toutefois souhaitable d’élargir cette base de données et de l’enrichir par d’autres études
complémentaires concernant la distribution verticale de ces HAP le long de la colonne d’eau
ainsi que de faire le suivi de leur répartition dans l’eau et le sédiment dans les différentes
saisons de l’année afin de mieux comprendre leur biodégradabilité dans l’environnement marin.
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Pour atteindre notre objectif dans cette étude, qui est l’évaluation du degré de pollution par les
hydrocarbures sur la baie de Bou-Ismail et la baie d’Alger, nous avons recouru à deux sorties
en mer, pendant la période estivale.
Après l’analyse de nos données pour les HAP dans les deux matrices, eau et sédiment, nous
avons obtenu des résultats qui montrent d’une part que le niveau de contamination par les HAP
est plus élevé dans la baie d’Alger que dans la baie de Bou-Ismail, du fait que la valeur
minimale retrouvée pour la baie de Bou-Ismail est de 0.66µg/l tandis que pour la baie d’Alger,
nous l’avons évalué à 0.87µg/l pour la colonne d’eau et pareil au niveau du sédiment, où on
note un minimum de 0.55µg/g de matière sèche pour la baie de Bou-Ismail et 2.92µg/g dans la
baie d’Alger. Cela peut être expliqué par le fait que la baie d’Alger contient un port pétrolier ce
qui engendre un trafic maritime important, notamment par les pétroliers, qui larguent dans les
eaux (au large) leurs ballasts, les eaux de calles, lavage des citernes, …
D’autre part, nous constatons que la pollution par les HAP se concentre dans le sédiment
marin.
Néanmoins, la fixation et le stockage des HAP dans le sédiment marin obéissent à plusieurs
facteurs qui sont liés non seulement aux propriétés physicochimiques des HAP, mais aussi à la
granulométrie (taille des grains). En effet, le sédiment fin est caractérisé par une importante
aptitude à intégrer et stocker ces contaminants organiques, contrairement au sédiment grossier.
Outre, l’abondance des espèces animales et végétales, les courants marins et les conditions
météorologiques sont des facteurs qui participent à la modification de la disponibilité des HAP
dans l'eau et dans le sédiment.
Notre étude contribue à la construction d’une base de données sur le degré de contamination de
nos eaux côtières par ces substances cancérogènes et toxiques qui génèrent des effets potentiels
à moyen et à long terme sur les organismes vivants en général et les espèces aquatiques en
particulier, et présentant un risque majeur pour la survie des espèces ainsi que le
fonctionnement des écosystèmes au niveau des deux baies étudiées.
Il serait toutefois souhaitable d’élargir cette base de données et de l’enrichir par d’autres études
complémentaires concernant la distribution verticale de ces HAP le long de la colonne d’eau
ainsi que de faire le suivi de leur répartition dans l’eau et le sédiment dans les différentes
saisons de l’année afin de mieux comprendre leur biodégradabilité dans l’environnement marin.
