Chapitre IV
Résultats et discussions
53
concentrations en hydrocarbures serait aussi dépendante de la circulation des embarcations et
des remorqueurs à l’intérieur du port. Les eaux de déballastage, suivant la taille des pétroliers
représentent à elles seules des valeurs allant de 25 à 33% de la capacité utile (Bachouche,
2010).
Oued El-Harrach représente une autre source dont les apports affectent les secteurs central et
orientale de la Baie. Le non fonctionnement de la station d’épuration de la zone industrielle
favorise l’enrichissement du milieu marin en HAP à cause de l’évacuation des eaux
industrielles sans aucun traitement dans cet Oued et à la côte qui reçoit aussi les eaux usées
des coups d’habitation (Louchami, 2006).
Sellali, 1996 a évoqué aussi l’importance de l’influence des apports anthropiques sur la
qualité de l’eau de mer de surface.
En plus, l’atmosphère joue un rôle distingué dans l’apport des HAP à la mer qui rejoignent le
milieu marin par le biais des précipitations, des dépositions sèches et à travers l’interface
air/eau pour se lier aux matières en suspension.
On cite conjointement à ceci les émissions de gaz d’échappements des automobiles par
combustions d’essences qui contribuent significativement à la pollution de l’air urbain par les
HAP (Bachouche, 2010).
L’hétérogénéité dans la distribution spatiale retrouvée des HAP dans l’eau de mer peut
s’expliquer d’une part, par des apports potentiels ; d’autre part, une élimination simultanée
des HAP à la surface marine en diminuant ses teneurs. Cette hétérogénéité peut être
occasionnée par une dégradation biologique (Lacaze, 1980), ainsi, la photo-oxydation touche
plus particulièrement les composés aromatiques qui sont plus photosensibles que les
composés aliphatiques (Rontani et Giusti, 1987).
De plus, selon Lacaze 1980, les HAP sont ingérés par les organismes marins pour subir par la
suite des transformations partielles et des dégradations. En outre, des facteurs physicochimiques comme l’évaporation, l’émulsification et la dissolution interviennent dans la
réduction et la disparition des HAP à la surface de l’eau de mer.
Les HAP ne sont pas en équilibre entre la phase particulaire et dissoute, la phase particulaire
est enrichie (Bouloubassi et Saliot, 1992 in Bachouche, 2010). Cette sédimentation des HAP
particulaire réduirait, en partie, leur quantité à la surface de l’eau d’où la faible teneur
(0,87μg/l) retrouvée dans la station 4.
Le synchronisme et la complexité des processus cités traduit parfaitement la répartition des
HAP analysés dans la baie d’Alger.
Etant donné que les hydrocarbures aromatiques biogènes sont très faiblement représentés dans
le milieu marin (en valeurs normalisées), les réponses données en fluorescences forment un
témoignage d’une pollution pétrolière.
Résultats et discussions
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concentrations en hydrocarbures serait aussi dépendante de la circulation des embarcations et
des remorqueurs à l’intérieur du port. Les eaux de déballastage, suivant la taille des pétroliers
représentent à elles seules des valeurs allant de 25 à 33% de la capacité utile (Bachouche,
2010).
Oued El-Harrach représente une autre source dont les apports affectent les secteurs central et
orientale de la Baie. Le non fonctionnement de la station d’épuration de la zone industrielle
favorise l’enrichissement du milieu marin en HAP à cause de l’évacuation des eaux
industrielles sans aucun traitement dans cet Oued et à la côte qui reçoit aussi les eaux usées
des coups d’habitation (Louchami, 2006).
Sellali, 1996 a évoqué aussi l’importance de l’influence des apports anthropiques sur la
qualité de l’eau de mer de surface.
En plus, l’atmosphère joue un rôle distingué dans l’apport des HAP à la mer qui rejoignent le
milieu marin par le biais des précipitations, des dépositions sèches et à travers l’interface
air/eau pour se lier aux matières en suspension.
On cite conjointement à ceci les émissions de gaz d’échappements des automobiles par
combustions d’essences qui contribuent significativement à la pollution de l’air urbain par les
HAP (Bachouche, 2010).
L’hétérogénéité dans la distribution spatiale retrouvée des HAP dans l’eau de mer peut
s’expliquer d’une part, par des apports potentiels ; d’autre part, une élimination simultanée
des HAP à la surface marine en diminuant ses teneurs. Cette hétérogénéité peut être
occasionnée par une dégradation biologique (Lacaze, 1980), ainsi, la photo-oxydation touche
plus particulièrement les composés aromatiques qui sont plus photosensibles que les
composés aliphatiques (Rontani et Giusti, 1987).
De plus, selon Lacaze 1980, les HAP sont ingérés par les organismes marins pour subir par la
suite des transformations partielles et des dégradations. En outre, des facteurs physicochimiques comme l’évaporation, l’émulsification et la dissolution interviennent dans la
réduction et la disparition des HAP à la surface de l’eau de mer.
Les HAP ne sont pas en équilibre entre la phase particulaire et dissoute, la phase particulaire
est enrichie (Bouloubassi et Saliot, 1992 in Bachouche, 2010). Cette sédimentation des HAP
particulaire réduirait, en partie, leur quantité à la surface de l’eau d’où la faible teneur
(0,87μg/l) retrouvée dans la station 4.
Le synchronisme et la complexité des processus cités traduit parfaitement la répartition des
HAP analysés dans la baie d’Alger.
Etant donné que les hydrocarbures aromatiques biogènes sont très faiblement représentés dans
le milieu marin (en valeurs normalisées), les réponses données en fluorescences forment un
témoignage d’une pollution pétrolière.
