Chapitre I
Généralité
19
écologiques comme le brassage et la saisonnalité. Toutefois, une marée noire entraine
inévitablement des effets (Fattal, 2008).
II.8.1.2. Les espèces benthiques
 Phytobenthos
Les algues benthiques ont une faible sensibilité aux hydrocarbures. Les effets à court terme,
spectaculaire, se traduisent par l’engluage ou la brûlure des tissus dans le cas d’un contact
direct avec le pétrole. Les conséquences économiques sont alors importantes pour les espèces
exploitées.
Les effets à long terme sont peu importants ; en générale, une bonne restauration des champs
d’algues est constatée quelques temps après la disparition de la perturbation (Fattal, 2008)
 Zoobenthos
C’est l’écosystème le plus fragile. Le pétrole peut détruire les organismes benthiques par
immobilisation, asphyxie, intoxication, et narcose. Les espèces sessiles sont plus sensibles que
les espèces douées d’une relative mobilité.
En raison du piégeage des hydrocarbures dans les sédiments, les mortalités sont plus fortes
pour la macrofaune des substrats meubles que pour celle des milieux rocheux.
A plus long terme, les mortalités sont probables mais difficiles à évaluer. Toutefois, une
perturbation des peuplements macrobenthiques, due à l’inégale vulnérabilité spécifique, se
traduit généralement par l’apparition d’espèces opportunistes et indicatrices de pollution.
En fin, les effets des hydrocarbures sur ce maillon trophique sont encore très peu connus.
(Bodennec et al, 1983 in Sellali, 1996)
II.8.2. Impact sur les oiseaux
Les effets d’un déversement sur les oiseaux, sont toujours difficiles à évaluer car d’une part, il
existe une grande variabilité des groupes à cause de variabilité des facteurs naturelle. D’autre
part, lorsqu’une pollution survient les animaux qui échouent sur le littorale ne représentent
qu’une partie des mortalités.
La vulnérabilité des oiseaux dépend de plusieurs variables comme le type de l’espèce (son
origine géographique, sa structure d’âge, les stratégies démographiques du groupe, et les
modes de reproduction) ; le type d’HC ; l’étendue de la nappe ; le lieu de la pollution ainsi
que la période où l’accident s’est produit. Concernant la quantité déversée et l’impact sur
l’avifaune ; il n’y a pas de relation directe. En revanche, les espèces qui passent de longues
périodes à la surface de l’eau, qui plongent, qui muent, ne volent pas, sont plus vulnérables
que les autres. Les oiseaux de pleine mer dont plus spécifiquement les alcidés sont plus
vulnérables que les oiseaux de rivage (Fattal, 2008).
II.8.3. Impact sur les mammifères
Il dépend des types des espèces, de leur mode de vie, mais aussi des facteurs comme la durée
d’exposition, la surface du corps mazouté, le régime alimentaire, l’ingestion des
hydrocarbures et l’inhalation. Ces deux derniers facteurs sont responsable d’irritation
Précédent

Etat de la pollution par les hydocarbures dans les eaux et les sédiments superficiels dans la baie d\'Alger et la baie de Bou-Ismail - 27/88

Suivant