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Ces eaux décrivent un mouvement circulaire conditionné par la forme de la baie.
Pendant leur séjour dans la baie, ces eaux se réchauffent légèrement. Ces conclusions
suggèrent que les eaux de la baie se renouvellent aisément.
5. LES COURANTS MARINS DANS LA BAIE D'ALGER
5.1. LES COURANTS GÉNÉRAUX
La vitesse du courant général des eaux Atlantiques de Gibraltar vers l’Est reste
généralement dans un ordre de grandeur de 0,5 à 1 m/s, au large des côtes Algériennes.
Ce courant général crée dans la plus part des baies un contre courant littoral vers l’Ouest
(MILLOT, 1988).
5.2. LES COURANTS CÔTIERS
Au contact des irrégularités du fond, les houles donnent lieu à des rouleaux
qui provoquent la mise en suspension des particules favorisent leur déplacement. Le sens
et l’intensité de ce courant sont fonction de l’amplitude, de l’incidence de la houle par rapport
à la côte, de la topographie de la plage sous-marine et de la granulométrie des sédiments.
A- Les courants de retour : Le courant de retour correspond à une zone de flot de retour
à partir du courant existant au lieu de déferlement de la houle. Ces courants possèdent une
vitesse qui dépend de l’énergie de la houle et de la pente de la plage. Ces courants sont
responsables de la dispersion d’une partie des sédiments côtiers vers le large.
B- Les courants de dérive littorale : Lorsque la houle arrive à la côte avec une incidence
oblique celle-ci donne naissance à un courant de dérive littorale. La vitesse de ce courant
est maximale pour un angle d’incidence de 50 % à 60 % (LEM, 1998). La dérive littorale
prend naissance au niveau de la zone de déferlement où l’énergie est maximale. Cette énergie
permet la remise en suspension et le transit des particules sédimentaires le long de la côte.
Dans la baie d’Alger les configurations météorologiques dominantes Ouest à Nord–
Ouest engendre des régimes hydrodynamiques agissant différemment.
Dans le cas général de houles de petites et moyennes amplitudes, les courants ne sont notables
que dans les zones de déferlement et n’affectent donc que le triage des sables et des graviers
de la frange littorale "fond -10 m". Ils assurent le transport latéral par dérive littorale et la
dispersion. Par contre les houles de fortes amplitudes pourraient agir jusqu’aux des fonds de
"-40 m à – 60 m" (LEM, 1998).
La dérive générale dans la baie d’Alger engendrée par le courant atlantique (contre
courant atlantique) tourne dans le sens des aiguilles d’une montre avec une vitesse moyenne
en surface de l’ordre de 0,3 km/h. A proximité du fond la vitesse de ces courants diminue très
rapidement et devient pratiquement négligeable (LEM, 1998).
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