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 Source interne : elle représente l’origine la plus importante, elle est assurée
par des flux verticaux et leur régénération à partir de la matière organique issue
de la photosynthèse effectuée par les organismes autotrophes dans la couche
euphotique (LEVITUS et al. 1993). Ainsi par les excrétions, des microorganismes
marins libèrent une certaine forme de sels nutritifs. BOULAHDID (1987) a estimé que
97% des sels nutritifs sont d’origine interne.
La production primaire des eaux de surface est basée sur les sels nutritifs et la lumière,
ainsi ils reflètent la richesse et la fertilité des eaux marines. Ce sont donc des traceurs
chimiques non conservatifs et leur variation est gouvernée par les facteurs physiques,
chimiques et biologiques (JACQUES et TRÉGUER, 1986). Pour cela, ils forment un outil très
important pour la caractérisation et l’identification des masses d’eau et la compréhension
de certains phénomènes océaniques : circulation des eaux, production primaire marine,
diffusion des sédiments marins.
4.2. LES DIFFÉRENTES FORMES DES SELS NUTRITIFS
4.2.1. L'azote ammoniacal (NH4+)
L’azote ammoniacal est présent sous deux formes en solution, l’ammoniac (NH 3 )
et l’ammonium NH 4
+
dont les proportionnés relatives dépendant du pH, de la température
et de la salinité (AMINOT et CHAUSSEPIED, 1983). La forme d’ions ammonium NH 4
+
est
non toxique par contre NH 3 est la forme la plus toxique (GAUJOUS, 1995).
L’ammonium est souvent dominant ; c’est pourquoi, ce terme est employé pour
designer l’azote ammoniacal (AMINOT et CHAUSSEPIED, 1983). En milieu oxydant,
l’ammonium se transforme en nitrites puis en nitrates ; ce qui induit une consommation
d’oxygène (GAUJOUS, 1995). L’ ammonium provient des excrétions animales et de la
décomposition bactérienne des composés organiques azotes. Il est utilisé par le phytoplancton
comme source d'énergie et est oxydé par les bactéries nitrifiantes. Lorsque l’on se rapproche
des émissaires urbains, les concentrations peuvent atteindre plusieurs centaines de micromoles
par litre. L’ammonium devient dans ces conditions un bon traceur de pollution urbaine
(AMINOT et CHAUSSEPIED, 1983).
4.2.2. Les nitrites (NO2-) et les nitrates (NO3-)
Les nitrites résultent de l’oxydation de l’ammonium (NH 4
+
) par des bactéries
(Nitrosomonas), appelée « Nitrosation », qui s’effectue selon la réaction suivante :
(1.1)
Ils sont aussi issus de la réduction des nitrates dans les milieux anoxiques ainsi que des
excrétions des organismes. Puisque les nitrites sont des formes intermédiaires relativement
fugaces entre l’ammonium et les nitrates, leurs concentrations dans l’eau de mer varient de
zéro à quelques micromoles par litres.
Les Nitrates résultent de l’oxydation des nitrites par des bactéries (Nitrobacter) appelée
« Nitratation » qui s’effectue selon la réaction ci-après.
NH
+
4 + OH
-
+ 3/2 O 2
NO 2
-
+ H
+
+ 2 H 2 O
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