Chapitre 4
Résultats et discussion
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Dans la partie Est de la baie de Bou-Ismail, la concentration des M.E.S. augmente de l’Est
vers l’Ouest. Notons toutefois que l’Oued Mazafran n’apporte que peu de M.E.S. dans le
milieu marin.
Par ailleurs, les fortes concentrations sont localisées au niveau de l’embouchure de l’Oued El
Harrach ainsi qu’à la sortie du port de Tipaza (Figure 4.74, Figure 4.75, Figure 4.76 et
Figure 4.77, annexe 4).
Enfin, la baie d’Alger est plus concentrée en M.E.S que la baie de Bou-Ismail, témoignant de
l’intensité des activités anthropiques.
e. Turbidité : baie d’Alger
La distribution de la turbidité en surface suit celle des M.E.S. Le courant de dérive littorale
semble disperser la turbidité depuis l’embouchure de l’Oued El Harrach vers le N et le NE de
la baie. De plus, les stations de la partie Est présentent les valeurs les plus élevées, où le
maximum de turbidité en surface correspond au maximum de M.E.S. (Figure 4.78, annexe
4).
Par contre, en profondeur, les stations de la partie Est qui présentent les valeurs minimums de
M.E.S. n’indiquent pas forcement les valeurs les plus faibles de la turbidité. D’autres facteurs
peuvent troubler la qualité du milieu mis à part les M.E.S. (Figure 4.79, annexe 4).
f. Nitrites
L’analyse de la répartition spatiale des teneurs en nitrites dans la baie d’Alger montre une
situation relativement homogène dans toute la zone prospectée, si on prend les deux niveaux
de profondeur séparément (Figure 4.80 et Figure 4.81, annexe 4). Aussi, l’écart-type observé
est de l’ordre de 0,01 en surface et de 0,04 au fond.
Les eaux superficielles présentent une moyenne de 0,04 µmol/l ; alors que les eaux profondes
indiquent une moyenne de 0,25 µmol/l. Les concentrations en nitrites ne varient que
faiblement autour de ces moyennes et demeurent ainsi très proches les unes des autres.
Toutefois, en surface, cette variation prend une ampleur particulière face aux deux Oueds de
la baie, El Harrach et el Hamiz. Tandis qu’en profondeur, mis à part la station A6, toute la
frange côtière présente des valeurs relativement élevées, qui semble être affectée par les
apports littoraux.
Dans la partie Est de la baie de Bou-Ismail, les eaux superficielles sont moins chargées en
nitrites que les eaux profondes, contrairement à la partie Ouest (Figure 4.82 et Figure 4.83,
annexe 4). Les concentrations des nitrites, dans la partie Est, diminuent en allant de l’Est vers
l’Ouest, où la zone située en face de l’embouchure de l’Oued Beni Messous est la plus
chargée en cet élément.
Par ailleurs, dans la partie Ouest, les émissaires de la ville de Bou-Ismail semblent plus
chargées en nitrites, provocant ainsi l’enrichissement du milieu en cet élément (Figure 4.84 et
Figure 4.85, annexe 4).
Enfin, la répartition des nitrites au niveau de la colonne d’eau dans la baie d’Alger et dans la
partie Est de la baie de Bou-Ismail est comparable.
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