Chapitre 1
Généralités
8
(en particulier l’oxygène) et la circulation océanique (Rodier et al., 2005 ; Aminot et Kérouel,
2004).
D’une façon générale, la température des eaux superficielles est influencée par la température
de l’air et ceci d’autant plus que leur origine est moins profonde (Aminot et Kérouel, 2004).
Dans les océans, la température décroit de la surface vers le fond. Elle varie en fonction des
autres descripteurs physico-chimiques (telle que la pression). Dans les eaux de surface, sa
variation dépend essentiellement des phénomènes climatiques (Aminot et Chausse-pied,
1983).
Le milieu peut être perturbé et même peut induire une pollution thermique en cas d’une
élévation de la température (Gaujous, 1995).
b) Salinité
La salinité est la masse, en gramme, des substances solides contenues dans un kilogramme
d’eau de mer, quand les ions bromure et iodure sont remplacés par leur équivalent de
chlorure, les carbonates convertis en oxydes et toute la matière organique oxydée (Aminot et
Chaussepied, 1983).
Cette propriété de l’eau de mer est fondamentale à l’étude du milieu marin, elle forme avec la
température deux descripteurs de base des masses d’eaux (bon traceur du mélange des eaux)
(Aminot & Kérouel, 2004 ; Aminot & Chausse-pied, 1983).
La mesure de la salinité est importante dans l’étude du milieu marin. Par son influence sur la
densité de l’eau de mer, elle permet de connaître la circulation océanique, d’identifier les
masses d’eaux d’origines différentes et de suivre leurs mélanges au large, à la côte ou dans les
estuaires (Aminot et Chaussepied, 1983 ; Rodier et al, 2005).
En milieux côtiers et estuariens, la salinité est le traceur idéal des mélanges entre l’eau douce
et l’eau de mer (Aminot et Kérouel, 2004).
Dans les océans, la salinité est voisine de 35 et décroît de l'équateur aux pôles. Toutefois,
certaines mers présentent des salinités assez différentes, par exemple la Méditerranée: 38-39,
la mer Rouge: 36-47, la Baltique: < 15, la mer Noire : 18-22 (Aminot & Kérouel, 2004).
c) Potentiel Hydrogène ou pH
C’est un paramètre chimique caractérisant l’acidité ou la basicité d’un milieu. Il résulte de la
composition ionique de l'eau, et essentiellement de la présence des carbonates issus de
l'échange de dioxyde de carbone (CO2) à l’interface air-mer, ainsi que de la dissolution du
calcaire (Aminot & Kérouel, 2004). Le pH est défini comme le cologarithme décimal de
l’activité de l’ion H
+ (Aminot et Chaussepied, 1983).
pH= -log aH
Le pH dépend de l’origine des eaux naturelles non soumises aux rejets et de la nature
géologique du terrain et peut permettre de localiser une source de pollution (Le Pimpec P et
al, 2002).
La mesure du pH aura deux applications à considérer séparément : le suivi de la qualité des
eaux, d’une part, et les études thermodynamiques des équilibres chimiques, d’autre part. La
distinction majeure réside dans le niveau de justesse et de précision requis pour ces deux
applications (Aminot & Kérouel, 2004).
Généralités
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(en particulier l’oxygène) et la circulation océanique (Rodier et al., 2005 ; Aminot et Kérouel,
2004).
D’une façon générale, la température des eaux superficielles est influencée par la température
de l’air et ceci d’autant plus que leur origine est moins profonde (Aminot et Kérouel, 2004).
Dans les océans, la température décroit de la surface vers le fond. Elle varie en fonction des
autres descripteurs physico-chimiques (telle que la pression). Dans les eaux de surface, sa
variation dépend essentiellement des phénomènes climatiques (Aminot et Chausse-pied,
1983).
Le milieu peut être perturbé et même peut induire une pollution thermique en cas d’une
élévation de la température (Gaujous, 1995).
b) Salinité
La salinité est la masse, en gramme, des substances solides contenues dans un kilogramme
d’eau de mer, quand les ions bromure et iodure sont remplacés par leur équivalent de
chlorure, les carbonates convertis en oxydes et toute la matière organique oxydée (Aminot et
Chaussepied, 1983).
Cette propriété de l’eau de mer est fondamentale à l’étude du milieu marin, elle forme avec la
température deux descripteurs de base des masses d’eaux (bon traceur du mélange des eaux)
(Aminot & Kérouel, 2004 ; Aminot & Chausse-pied, 1983).
La mesure de la salinité est importante dans l’étude du milieu marin. Par son influence sur la
densité de l’eau de mer, elle permet de connaître la circulation océanique, d’identifier les
masses d’eaux d’origines différentes et de suivre leurs mélanges au large, à la côte ou dans les
estuaires (Aminot et Chaussepied, 1983 ; Rodier et al, 2005).
En milieux côtiers et estuariens, la salinité est le traceur idéal des mélanges entre l’eau douce
et l’eau de mer (Aminot et Kérouel, 2004).
Dans les océans, la salinité est voisine de 35 et décroît de l'équateur aux pôles. Toutefois,
certaines mers présentent des salinités assez différentes, par exemple la Méditerranée: 38-39,
la mer Rouge: 36-47, la Baltique: < 15, la mer Noire : 18-22 (Aminot & Kérouel, 2004).
c) Potentiel Hydrogène ou pH
C’est un paramètre chimique caractérisant l’acidité ou la basicité d’un milieu. Il résulte de la
composition ionique de l'eau, et essentiellement de la présence des carbonates issus de
l'échange de dioxyde de carbone (CO2) à l’interface air-mer, ainsi que de la dissolution du
calcaire (Aminot & Kérouel, 2004). Le pH est défini comme le cologarithme décimal de
l’activité de l’ion H
+ (Aminot et Chaussepied, 1983).
pH= -log aH
Le pH dépend de l’origine des eaux naturelles non soumises aux rejets et de la nature
géologique du terrain et peut permettre de localiser une source de pollution (Le Pimpec P et
al, 2002).
La mesure du pH aura deux applications à considérer séparément : le suivi de la qualité des
eaux, d’une part, et les études thermodynamiques des équilibres chimiques, d’autre part. La
distinction majeure réside dans le niveau de justesse et de précision requis pour ces deux
applications (Aminot & Kérouel, 2004).
