Chapitre III
Solutions d’aménagement
Etude de protection du rivage de Fouka Marine
38
III .2.Choix des scénarios d’intervention :
Différents scénarios d’intervention ont été analysés.
III .2.1.Le recul stratégique :
Le recul du trait de côte menace fortement les habitations installées sur le rivage. Toute
solution envisagée pour leur protection ou le dédommagement de leurs occupantes restera
considérables. Dans les deux cas le rivage sera touché. Le déplacement des riverains et de la
route pour l’éloigner de la côte en érosion n’est pas une solution réalisable, car celle-ci est
coincée entre une zone urbaine concentrée le long de la route du côté nord et la mer, du côté
sud ; il en résulterait une expropriation massive des résidences, des commerces situés en
bordure de la route actuelle.
De plus, la zone urbaine se développe le long de nombreuses rues municipales qui croisent la
route.
III .2.2.Protections du pied de la falaise :
La réalisation d’une protection en empierrement constitue un scénario avantageux, moins
coûteux que les autres scénarios et qui offre une opportunité d’une certaine mise en valeur.
Sur les aspects
hydrodynamiques, l’empierrement constitue un ouvrage qui par sa « porosité » permet
d’absorber une bonne part de l’énergie des vagues, diminuant d’autant les effets de réfraction,
d’affouillement. De plus, l’empierrement, en offrant une certaine rugosité* à la rive, permet
d’atténuer les vitesses des courants de dérive, diminuant ainsi les vitesses de transport des
sédiments.
III .2.3.Stabilisation des hauts de falaises :
Outre la mise en place d’un empierrement en pied de falaise associé à un gain d’une zone en
mer, l’intervention comporte une stabilisation du haut de pente souvent endommagée par de
petits décrochements. La pente d’équilibre pour ces talus formés de matériaux granulaires est
avec «3H : 2V» La végétalisation des pentes est essentielle là où les zones de décrochements
seront remblayées.
Etant donné leur emplacement en mer, les ouvrages conçus pour protéger l’aménagement sont
décrits comme suit :
Caractéristiques des différentes parties des ouvrages de protection :
a- Carapace :
La carapace représente l'élément clé de la stabilité de la structure. Elle se compose soit
d'enrochements naturels soit de blocs artificiels en béton. C’est la partie de l’ouvrage qui
reçoit directement l’attaque de la houle et que l’on caractérise par le poids unitaire W des
blocs naturels ou artificiels qui la composent.
Poids des blocs de carapace, Hudson (1974)
Il existe de nombreuses formules empiriques pour déterminer le poids unitaire des
enrochements de la carapace des ouvrages à talus, mais on ne retiendra ici que la formule
d’Hudson qui est la plus utilisée et dont le domaine d’application est le mieux connu.
W carapace
(
)
W : Poids de blocs en béton ou d’enrochement en tonne (t)
Solutions d’aménagement
Etude de protection du rivage de Fouka Marine
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III .2.Choix des scénarios d’intervention :
Différents scénarios d’intervention ont été analysés.
III .2.1.Le recul stratégique :
Le recul du trait de côte menace fortement les habitations installées sur le rivage. Toute
solution envisagée pour leur protection ou le dédommagement de leurs occupantes restera
considérables. Dans les deux cas le rivage sera touché. Le déplacement des riverains et de la
route pour l’éloigner de la côte en érosion n’est pas une solution réalisable, car celle-ci est
coincée entre une zone urbaine concentrée le long de la route du côté nord et la mer, du côté
sud ; il en résulterait une expropriation massive des résidences, des commerces situés en
bordure de la route actuelle.
De plus, la zone urbaine se développe le long de nombreuses rues municipales qui croisent la
route.
III .2.2.Protections du pied de la falaise :
La réalisation d’une protection en empierrement constitue un scénario avantageux, moins
coûteux que les autres scénarios et qui offre une opportunité d’une certaine mise en valeur.
Sur les aspects
hydrodynamiques, l’empierrement constitue un ouvrage qui par sa « porosité » permet
d’absorber une bonne part de l’énergie des vagues, diminuant d’autant les effets de réfraction,
d’affouillement. De plus, l’empierrement, en offrant une certaine rugosité* à la rive, permet
d’atténuer les vitesses des courants de dérive, diminuant ainsi les vitesses de transport des
sédiments.
III .2.3.Stabilisation des hauts de falaises :
Outre la mise en place d’un empierrement en pied de falaise associé à un gain d’une zone en
mer, l’intervention comporte une stabilisation du haut de pente souvent endommagée par de
petits décrochements. La pente d’équilibre pour ces talus formés de matériaux granulaires est
avec «3H : 2V» La végétalisation des pentes est essentielle là où les zones de décrochements
seront remblayées.
Etant donné leur emplacement en mer, les ouvrages conçus pour protéger l’aménagement sont
décrits comme suit :
Caractéristiques des différentes parties des ouvrages de protection :
a- Carapace :
La carapace représente l'élément clé de la stabilité de la structure. Elle se compose soit
d'enrochements naturels soit de blocs artificiels en béton. C’est la partie de l’ouvrage qui
reçoit directement l’attaque de la houle et que l’on caractérise par le poids unitaire W des
blocs naturels ou artificiels qui la composent.
Poids des blocs de carapace, Hudson (1974)
Il existe de nombreuses formules empiriques pour déterminer le poids unitaire des
enrochements de la carapace des ouvrages à talus, mais on ne retiendra ici que la formule
d’Hudson qui est la plus utilisée et dont le domaine d’application est le mieux connu.
W carapace
(
)
W : Poids de blocs en béton ou d’enrochement en tonne (t)
