Chapitre I
Cadre général d’évolution et diagnostic
Etude de protection du rivage de Fouka Marine
17
I .5.2.Courants :
Les courants sont responsables de l’état dynamique des sédiments, (érosion, transport et
sédimentation).
 Le courant Général :
C’est un courant général (qui domine au large de la région d’étude), d’origine atlantique, il se
déplace d’Ouest en Est le long des côtes algériennes sous l’effet de la force de Coriolis. Ce
courant général entre 1° et 2° Est devient instable pour former des tourbillons anticycloniques
accompagnés de Phénomènes d’upwelling (La remontée d'eau). (Millot et al, 1990).
 Le courant côtier de retour :
Participe activement à l’érosion côtière de la zone d’étude, c’est le courant compensateur sur
le fond qui s’effectue en direction du large résultant du retour des masses d’eau déployées par
la houle sur la côte. Leur effet est remarquable surtout par mauvais temps généralement en
hiver.
 Les courants de la dérive littorale :
Lorsque la houle arrive à la côte avec une incidence oblique. Elle donne naissance à un
courant de dérive littoral, la vitesse de celui-ci est maximale pour un angle d’incidence de 50°
à 60°.Ce courant parallèle au rivage, qui se manifeste dans la zone de déferlement des vagues,
joue un rôle essentiel dans le déplacement des sédiments le long de la côte et dans
l’alimentation des plages en sable et en galets.
I .5.3.Marée :
Bien que la marée soit faible sur la côte Algérienne, elle dépasse rarement les 35cm avec des
périodes d’environ 12h à 24h, et que notre littoral soit de type microtidal, ce marnage la n’a
pas une grande influence sur notre zone d’étude, car cette dernière est une falaise de hauteur
importante, sauf sur la partie EST (d’environ 100 m de longueur) où les profondeurs devient
moins importantes.
I .6.Cadre sédimentologique et bathymétrique :
I .6.1.Bathymétrie :
(Leclaire. L, 1972) a dressé une carte de la couverture sédimentaire de toute la baie de
Bou-Ismail (Figure n°14), il distingue ainsi trois zones d'affleurement rocheux difficilement
chalutables, qui sont comme suit:
 Le prolongement du massif de Chenoua, lequel rejoint la vallée sous-marine du Ras- Nador
depuis la côte jusqu'à l'isobathe 180 m en direction Nord Nord-Est.
 Entre Bou Haroun et Douaouda Marine, depuis la côte jusqu'à l'isobathe 100 m.
 Depuis les fonds de 110 à 150 m au Nord de Bou-Ismail jusqu'à la hauteur de Sidi- Fredj.
Précédent

Etude de protection du rivage de Fouka marine - 26/92

Suivant