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Conclusion générale
L’objectif principal de cette étude était de caractériser les milieux récepteurs d’intérêt (air, sol
et milieu marin) et d’étudier la fixation de la radioactivité et son dépôt par les différentes
voies de transfert.
Des échantillons d’air, une carotte de sol d’une longueur de 22 cm et un sol de surface ont été
prélevés au niveau du site Frantz Fanon et une carotte de sédiment d’une longueur de 30 cm a
été prélevée dans la baie d’Alger à une profondeur de 120 m de la surface d’eau.
Les radioéléments quantifiés dans les échantillons d’air sont tous d’origine naturelle, tandis
que pour les autres échantillons solides (sol et sédiment), le
137 Cs a été détecté avec les
radioéléments naturels.
La majorité des profils verticaux des radioéléments d’intérêt dans les carottes de sol et
sédiment ont montré une décroissance avec la profondeur.
La vitesse de migration verticale du
137 Cs a été estimée par un modèle compartimental et elle
est de l’ordre de 0.7 cm. a
-1 .
Le profil du
137 Cs dans les couches les plus récentes de sédiment n’apporte pas les
renseignements escomptés. Il apparaît que la résolution d’observation n’est pas suffisante
pour séparer et bien positionner les deux pics attendus en
137
Cs, marquant d’une part le
maximum des essais nucléaires (en 1962-1963) et d’autre part l’accident de Tchernobyl (en
1986).
L’âge de 26 ans de la dernière couche estimé par le modèle CRS confirme que ce césium est
probablement celui de l’événement de Tchernobyl.
La datation des différentes couches de sédiment a été faite à l’aide de trois modèles
géochronologiques (CFCS, CIC et CRS) et les âges sont compris entre 3 et 150 ans.
La vitesse de sédimentation moyenne de la baie d’Alger a été estimée par le modèle CFCS et
elle est de l’ordre de 0.3 cm.a
-1 .
Le taux de sédimentation moyen a été estimé par le modèle CFCS et il de l’ordre de 0.168
g.cm.a
-1 , tandis que le taux et la vitesse de sédimentation de chaque couche ont été estimés
par le modèle de CRS.
Le transfert de la radioactivité de l’atmosphère vers le sol a été vérifié suite à des
précipitations où le
7 Be a été détecté dans le sol. Cependant, ce radioélément n’a pas été
détecté dans la couche de surface de la carotte de sol, non seulement à cause de la
décroissance radioactive (T 1/2 =53 jours), mais aussi à cause de l’absence de précipitations lors
de la période de prélèvement de cette carotte.
La vitesse de dépôt du
7
Be a été estimée et elle est de l’ordre de 0.006 m/s.
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