35
jours), élément issu du
226 Ra (T 1/2 = 1600 ans); il est régulièrement libéré par émanation de la
croûte terrestre (roches continentales, sols) ou lors des émissions volcaniques. Sa
désintégration dans l’atmosphère donne alors naissance, par l’intermédiaire de plusieurs
éléments de courte période, au
210
Pb. Son temps de résidence dans l’atmosphère, d’après
Francis et al. (1970 in Rezzoug ,2005), serait de 9,5 jours environ.
Fig. 7 : Comportement du
210
Pb dans l’environnement (Michel,1999)
Le flux de
210
Pb retombant à la surface de la terre n’est pas uniforme; il est dépendant de la
circulation des masses d’air et de l’importance des surfaces continentales plus ou moins
dénudées. Ainsi, dans une région donnée, le flux atmosphérique de
210 Pb, dépendra des
facteurs géographiques et météorologiques (Michel, 1999).
Il est à noter, selon Michel (1999), que les retombées de
210
Pb montrent des fluctuations
significatives sur une échelle de temps courte, mais, en supposant des conditions climatiques
stables, le flux peut être considéré constant sur des périodes supérieures à quelques années. Le
principal mécanisme par lequel le
210 Pb est éliminé de l’atmosphère est le lavage par la pluie
et la neige.
Le flux annuel moyen de
210
Pb «en excès», F, dans un sol non soumis à l’érosion ou un
sédiment peut être calculé lorsque l’inventaire, I, est connu. Ce paramètre correspond à
l’activité totale de
210 Pb «en excès» dans une colonne verticale (Bq.cm
-2 ). Pour calculer I, il
faut soustraire l’activité de
210
Pb «in situ» à l’activité totale. Si la sédimentation est constante,
l’activité de
210 Pb «in situ» peut être considérée comme constante le long d’une même
colonne et est égale à la concentration moyenne mesurée en bas de la colonne lorsque cette
dernière est assez profonde (Ferrand, 1996) (Fig.8). En effet, la distribution du
210
Pb total le
long de la colonne sédimentaire montre une décroissance avec la profondeur, en accord avec
le taux de désintégration radioactive, jusqu’à ce que, dans les niveaux profonds, il ne reste
plus de
210
Pb d’origine atmosphérique, mais seulement celui produit in situ. Dans le cas d’un
sédiment homogène le
210 Pb «in situ» a des valeurs constantes. Un autre procédé consiste à
admettre que le
210
Pb «in situ» est à l’équilibre radioactif avec ses antécédents à durée de vie
relativement longue :
226
Ra ou
230 Th.
Si le flux atmosphérique F est considéré constant dans le temps, l’inventaire dans une colonne
est obtenu par intégration :
Où :
jours), élément issu du
226 Ra (T 1/2 = 1600 ans); il est régulièrement libéré par émanation de la
croûte terrestre (roches continentales, sols) ou lors des émissions volcaniques. Sa
désintégration dans l’atmosphère donne alors naissance, par l’intermédiaire de plusieurs
éléments de courte période, au
210
Pb. Son temps de résidence dans l’atmosphère, d’après
Francis et al. (1970 in Rezzoug ,2005), serait de 9,5 jours environ.
Fig. 7 : Comportement du
210
Pb dans l’environnement (Michel,1999)
Le flux de
210
Pb retombant à la surface de la terre n’est pas uniforme; il est dépendant de la
circulation des masses d’air et de l’importance des surfaces continentales plus ou moins
dénudées. Ainsi, dans une région donnée, le flux atmosphérique de
210 Pb, dépendra des
facteurs géographiques et météorologiques (Michel, 1999).
Il est à noter, selon Michel (1999), que les retombées de
210
Pb montrent des fluctuations
significatives sur une échelle de temps courte, mais, en supposant des conditions climatiques
stables, le flux peut être considéré constant sur des périodes supérieures à quelques années. Le
principal mécanisme par lequel le
210 Pb est éliminé de l’atmosphère est le lavage par la pluie
et la neige.
Le flux annuel moyen de
210
Pb «en excès», F, dans un sol non soumis à l’érosion ou un
sédiment peut être calculé lorsque l’inventaire, I, est connu. Ce paramètre correspond à
l’activité totale de
210 Pb «en excès» dans une colonne verticale (Bq.cm
-2 ). Pour calculer I, il
faut soustraire l’activité de
210
Pb «in situ» à l’activité totale. Si la sédimentation est constante,
l’activité de
210 Pb «in situ» peut être considérée comme constante le long d’une même
colonne et est égale à la concentration moyenne mesurée en bas de la colonne lorsque cette
dernière est assez profonde (Ferrand, 1996) (Fig.8). En effet, la distribution du
210
Pb total le
long de la colonne sédimentaire montre une décroissance avec la profondeur, en accord avec
le taux de désintégration radioactive, jusqu’à ce que, dans les niveaux profonds, il ne reste
plus de
210
Pb d’origine atmosphérique, mais seulement celui produit in situ. Dans le cas d’un
sédiment homogène le
210 Pb «in situ» a des valeurs constantes. Un autre procédé consiste à
admettre que le
210
Pb «in situ» est à l’équilibre radioactif avec ses antécédents à durée de vie
relativement longue :
226
Ra ou
230 Th.
Si le flux atmosphérique F est considéré constant dans le temps, l’inventaire dans une colonne
est obtenu par intégration :
Où :
