Conclusion
48
L’étude menée à travers ce mémoire a utilisé une approche fondée conjointement sur
l’exploitation de données acquises au cours de plusieurs campagnes océanographiques, ainsi que
des résultats obtenus en 2012. Elle est tentée dans le but de faire un suivi sur l’évolution de l’état
de la qualité du milieu marin côtier, influencé par des eaux ayant différentes sources.
L'examen des résultats a permis de mettre en évidence des caractéristiques hydrodynamiques et
des niveaux de concentrations en éléments nutritifs assez particuliers :
Les données hydrologiques indiquent que le littoral algérois est soumis à la fois à l'influence
des eaux du large et des eaux continentales ;
1- L'empreinte des eaux continentales est marquée par les dessalures superficielles,
observées surtout en face des embouchures des oueds et des émissaires.
2- La trace des eaux du large est marquée par le courant Algérien, d’où les eaux relèvent
des caractéristiques de celle d’origine Atlantique. Notamment la valeur de salinité trouvée
(< 37 p.s.u), témoignant de la présence des eaux Atlantique modifiées (M.A.W), mais
aussi par le mélange de ce dernier avec l'eau Méditerranéenne de surface (S.M.W) de
salinité supérieure à (37,5 p.s.u), retrouvé au niveau des stations S3 et S4 à 100m de
profondeur.
Le facteur météorologique peut accentuer l’enrichissement du milieu en éléments nutritifs. En
effet, les fortes précipitations peuvent entraîner un apport important en nitrate. De même pour
les vents de terre, qui engendrent les remontées d'eaux profondes riches en éléments nutritifs,
vers la surface.
On a relevé des taux assez important de certains sels nutritifs. Les phosphates étudiés sont
d’origines anthropiques, apportés surtout par l’oued El Harrach ; alors que l’oued El Hamiz quant
à lui, semble apporter plus de nitrates qui proviennent du lessivage des terres de la région à
vocation agricole. Cette situation semble être confirmée en 2012.
L’oued El Harrach paraît ainsi être le responsable d’un déséquilibre d’ordre chimique entre les
l’azote et le phosphore, en diminuant fortement le rapport N/P. Ce déséquilibre aura surement
un impact négatif sur les producteurs primaires. En effet, alors que les sels nutritifs sont
généralement absorbés dans des rapports constants et bien définis par les producteurs
primaires, le métabolisme de ces derniers se trouvera ainsi complètement bouleversé si leurs
teneurs normales (éléments nutritifs) venaient à être modifiées par des apports externes.
L’autre conséquence de l’enrichissement du milieu en éléments nutritifs est l’eutrophisation.
On a relevé des taux assez élevés d’ammonium en 2012, surtout dans la zone située en face
l’embouchure de l’oued El Harrach, ainsi que la zone portuaire en profondeur.
Le rapport de Redfield établi pour toutes lé périodes est très bas, et ne cesses de diminué au fil des
années. Ceci traduit l'influence certaine de l'activité anthropique (plus précisément
industrielle). Ce rapport bien inférieur à ce qui est classiquement admis pour l'ensemble des
océans, et même pour la Méditerranée, souligne un déséquilibre entre les proportions
normales de l'azote et du phosphore
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L’étude menée à travers ce mémoire a utilisé une approche fondée conjointement sur
l’exploitation de données acquises au cours de plusieurs campagnes océanographiques, ainsi que
des résultats obtenus en 2012. Elle est tentée dans le but de faire un suivi sur l’évolution de l’état
de la qualité du milieu marin côtier, influencé par des eaux ayant différentes sources.
L'examen des résultats a permis de mettre en évidence des caractéristiques hydrodynamiques et
des niveaux de concentrations en éléments nutritifs assez particuliers :
Les données hydrologiques indiquent que le littoral algérois est soumis à la fois à l'influence
des eaux du large et des eaux continentales ;
1- L'empreinte des eaux continentales est marquée par les dessalures superficielles,
observées surtout en face des embouchures des oueds et des émissaires.
2- La trace des eaux du large est marquée par le courant Algérien, d’où les eaux relèvent
des caractéristiques de celle d’origine Atlantique. Notamment la valeur de salinité trouvée
(< 37 p.s.u), témoignant de la présence des eaux Atlantique modifiées (M.A.W), mais
aussi par le mélange de ce dernier avec l'eau Méditerranéenne de surface (S.M.W) de
salinité supérieure à (37,5 p.s.u), retrouvé au niveau des stations S3 et S4 à 100m de
profondeur.
Le facteur météorologique peut accentuer l’enrichissement du milieu en éléments nutritifs. En
effet, les fortes précipitations peuvent entraîner un apport important en nitrate. De même pour
les vents de terre, qui engendrent les remontées d'eaux profondes riches en éléments nutritifs,
vers la surface.
On a relevé des taux assez important de certains sels nutritifs. Les phosphates étudiés sont
d’origines anthropiques, apportés surtout par l’oued El Harrach ; alors que l’oued El Hamiz quant
à lui, semble apporter plus de nitrates qui proviennent du lessivage des terres de la région à
vocation agricole. Cette situation semble être confirmée en 2012.
L’oued El Harrach paraît ainsi être le responsable d’un déséquilibre d’ordre chimique entre les
l’azote et le phosphore, en diminuant fortement le rapport N/P. Ce déséquilibre aura surement
un impact négatif sur les producteurs primaires. En effet, alors que les sels nutritifs sont
généralement absorbés dans des rapports constants et bien définis par les producteurs
primaires, le métabolisme de ces derniers se trouvera ainsi complètement bouleversé si leurs
teneurs normales (éléments nutritifs) venaient à être modifiées par des apports externes.
L’autre conséquence de l’enrichissement du milieu en éléments nutritifs est l’eutrophisation.
On a relevé des taux assez élevés d’ammonium en 2012, surtout dans la zone située en face
l’embouchure de l’oued El Harrach, ainsi que la zone portuaire en profondeur.
Le rapport de Redfield établi pour toutes lé périodes est très bas, et ne cesses de diminué au fil des
années. Ceci traduit l'influence certaine de l'activité anthropique (plus précisément
industrielle). Ce rapport bien inférieur à ce qui est classiquement admis pour l'ensemble des
océans, et même pour la Méditerranée, souligne un déséquilibre entre les proportions
normales de l'azote et du phosphore
