Chapitre 2
Zone d’étude
21
V.1. Influences continentales
Les communes littorales de la baie d’Alger contiennent 1352 unités industrielles (Entreprise
portuaire d’Alger, in KESSOURI, 2008). L'installation de ces nombreuses zones
industrielles le long du littoral du grand algérois (tableau 2) a fait augmenter le risque de la
pollution de l'environnement marin. Des concentrations élevées en phosphates dissous
signalées dans la baie d’Alger par (BOULAHDID et al., 2003). En effet, la quasi-totalité des
affluents de toutes les natures se jette directement dans le milieu marin sans aucun traitement
préalable (figure 2.5) dont les principales sources sont :
Le port d’Alger par les activités portuaires et les égouts qui s’y déversent.
Les émissaires urbains du secteur Hussein-dey qui véhiculent les rejets domestiques et
industriels de la ville d’Alger.
Une multitude d’égouts, de moindre importance, non signalée par les services du
cadastre, déversent les eaux usées d’origine domestique dans la baie.
Les nombreux navires en mouillage dans la rade, constituent également un risque de
pollution des eaux de la baie.
Les apports atmosphériques, en relation avec l’intense circulation automobile,
particulièrement dans la ville d’Alger.
L’oued El-Harrach, véritable égout à ciel ouvert, se déverse au milieu de la baie. Les courants
Est-Ouest contribuent à rendre insalubre la moitié Ouest de la baie, le port d’Alger compris.
Depuis toujours, il a constitué le réceptacle «naturel» des eaux résiduaires des communes de
son bassin versant. Constituées pour la plus grande partie par des effluents domestiques, les
eaux de cet oued, du fait du développement industriel, reçoivent un apport non négligeable
d’eaux usées industrielles, charriant des produits chimiques et des substances toxiques ; les
eaux de cet oued sont déversées directement dans la baie où le milieu marin est aujourd’hui
sérieusement dégradé (IDJER et al., 1997).
L’oued El Hamiz dont le débit, régulé par un barrage, s’est vu diminuer sensiblement. Le lit
de cet oued est jonché de débris et reçoit des rejets domestiques, essentiellement.
Tableau 2.2 : Les principaux rejets d’eaux usées dans la baie d’Alger (in KESSOURI.,
2008).
Communes de la
baie d’Alger
Unités industrielles
polluantes
Nombre de rejets
d’eaux usées
Influence sur la mer
Bab El Oued
5
1
rejets
Casbah
0
1
rejets
Alger Centre
10
24
Rejets au PORT
Hamma
5
3
rejets
Hussein Dey
16
3
rejets
Mohammadia
5
4
Oued El Harrach et
rejets
Borj El Kiffen
4
8
Oued El Hamiz et
effluents ; rejets
Borj El Bahri
0
4
Oued El Hamiz,
rejets
Zone d’étude
21
V.1. Influences continentales
Les communes littorales de la baie d’Alger contiennent 1352 unités industrielles (Entreprise
portuaire d’Alger, in KESSOURI, 2008). L'installation de ces nombreuses zones
industrielles le long du littoral du grand algérois (tableau 2) a fait augmenter le risque de la
pollution de l'environnement marin. Des concentrations élevées en phosphates dissous
signalées dans la baie d’Alger par (BOULAHDID et al., 2003). En effet, la quasi-totalité des
affluents de toutes les natures se jette directement dans le milieu marin sans aucun traitement
préalable (figure 2.5) dont les principales sources sont :
Le port d’Alger par les activités portuaires et les égouts qui s’y déversent.
Les émissaires urbains du secteur Hussein-dey qui véhiculent les rejets domestiques et
industriels de la ville d’Alger.
Une multitude d’égouts, de moindre importance, non signalée par les services du
cadastre, déversent les eaux usées d’origine domestique dans la baie.
Les nombreux navires en mouillage dans la rade, constituent également un risque de
pollution des eaux de la baie.
Les apports atmosphériques, en relation avec l’intense circulation automobile,
particulièrement dans la ville d’Alger.
L’oued El-Harrach, véritable égout à ciel ouvert, se déverse au milieu de la baie. Les courants
Est-Ouest contribuent à rendre insalubre la moitié Ouest de la baie, le port d’Alger compris.
Depuis toujours, il a constitué le réceptacle «naturel» des eaux résiduaires des communes de
son bassin versant. Constituées pour la plus grande partie par des effluents domestiques, les
eaux de cet oued, du fait du développement industriel, reçoivent un apport non négligeable
d’eaux usées industrielles, charriant des produits chimiques et des substances toxiques ; les
eaux de cet oued sont déversées directement dans la baie où le milieu marin est aujourd’hui
sérieusement dégradé (IDJER et al., 1997).
L’oued El Hamiz dont le débit, régulé par un barrage, s’est vu diminuer sensiblement. Le lit
de cet oued est jonché de débris et reçoit des rejets domestiques, essentiellement.
Tableau 2.2 : Les principaux rejets d’eaux usées dans la baie d’Alger (in KESSOURI.,
2008).
Communes de la
baie d’Alger
Unités industrielles
polluantes
Nombre de rejets
d’eaux usées
Influence sur la mer
Bab El Oued
5
1
rejets
Casbah
0
1
rejets
Alger Centre
10
24
Rejets au PORT
Hamma
5
3
rejets
Hussein Dey
16
3
rejets
Mohammadia
5
4
Oued El Harrach et
rejets
Borj El Kiffen
4
8
Oued El Hamiz et
effluents ; rejets
Borj El Bahri
0
4
Oued El Hamiz,
rejets
