Chapitre 1
Généralités
3
I. Circulation générale en Méditerranée
1. Circulation générale
La circulation générale de surface est gouvernée, globalement par la force de Coriolis. Toutes
les masses d’eau (eau atlantique, AW et eau méditerranéenne MWs) qui circulent à l’échelle
du bassin tendent à suivre, dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, les isobathes à leur
propre niveau et à décrire, dans les deux bassins, des gyres quasi permanentes de quelques
dizaines de Km d’épaisseur et de quelques milliers de Km de long, le long de la pente
continentale (MILLOT and TAUPIER-LETAGE., 2004).
2. L’eau atlantique
A cause de la diminution du niveau de la mer (déficit hydrique), une eau d’origine atlantique
pénètre en surface dans le bassin méditerranéen, pour compenser ce déficit. L’eau atlantique
(AW) est caractérisée par une température s’échelonnant de (15 à 16 °C), une salinité de (3637 p.s.u) et une densité de (1,026-1,027). En progressant à l’intérieur de la mer, l’AW entrante
est modifiée continuellement, d’où le nom de l’eau atlantique modifiée (MAW),
premièrement à cause des interactions avec l’atmosphère, mais aussi à cause du mélange avec
une eau atlantique ancienne restée en surface et avec des eaux sous-jacentes. Tout au long de
son cheminement, l’AW est réchauffée saisonnièrement (jusqu’à 20-28 °C dans la couche de
mélange) ou rafraîchie (descendre jusqu’à 13 °C ou moins localement), mais, dans
l’ensemble, la salinité ne fait qu’augmenter (jusqu’à 38-39 psu) et l’eau devient plus dense
(jusqu’à 1,028-1,029) (MILLOT and TAUPIER-LETAGE., 2004).
En entrant par le détroit de Gibraltar, l’eau Atlantique est, tout d’abord, dirigée vers le nord à
cause de l’orientation du détroit, puis elle décrit une gyre dans le sens des aiguilles d’une
montre à l’ouest de la Mer d’Alboran, entre l’Espagne et le Maroc. Elle décrit, généralement,
une deuxième gyre à l’est de cette même mer, entre l’Espagne et l’Algérie. En dehors de la
Mer d’Alboran, l’AW se restructure le long de la côte algérienne aux environs de 0°,
notamment, à cause de la force de Coriolis. Ici, la gyre du Bassin Occidental commence à être
nettement identifiée et montre des particularités qui permettent de reconnaître le Courant
Algérien et le système spécifique associé. Le parcours de l’AW le long des côtes algériennes
est détaillé plus loin. Annuellement, l’AW coule le long des côtes ouest de la Sardaigne et la
Corse (MILLOT and TAUPIER-LETAGE., 2004), formant ainsi le Courant Ouest Corse
(ALBEROLA et al., 1995). Un tiers du flux de l’AW (MILLOT., 1987) circule dans le sens
inverse des aiguilles d’une montre autour de la Mer Tyrrhénienne en longeant la côte nord de
la Sicile et les côtes italiennes et franchît ensuite le Canal de Corse en formant le Courant Est
Corse. Ces 2 courants fusionnent dans le golfe de Gênes pour donner naissance au courant
nord dont la circulation est cyclonique et annuelle depuis la mer Ligure jusqu'à la mer
catalane, le long du talus continental des côtes italiennes, françaises et espagnoles
(ALBEROLA et al., 1995).
La circulation dans le golfe du Lion, dont le plateau continental est à une profondeur moyenne
de 90 m jusqu’à l’aplomb du talus au sud, est influencée par le panache du Rhône, le vent et la
Généralités
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I. Circulation générale en Méditerranée
1. Circulation générale
La circulation générale de surface est gouvernée, globalement par la force de Coriolis. Toutes
les masses d’eau (eau atlantique, AW et eau méditerranéenne MWs) qui circulent à l’échelle
du bassin tendent à suivre, dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, les isobathes à leur
propre niveau et à décrire, dans les deux bassins, des gyres quasi permanentes de quelques
dizaines de Km d’épaisseur et de quelques milliers de Km de long, le long de la pente
continentale (MILLOT and TAUPIER-LETAGE., 2004).
2. L’eau atlantique
A cause de la diminution du niveau de la mer (déficit hydrique), une eau d’origine atlantique
pénètre en surface dans le bassin méditerranéen, pour compenser ce déficit. L’eau atlantique
(AW) est caractérisée par une température s’échelonnant de (15 à 16 °C), une salinité de (3637 p.s.u) et une densité de (1,026-1,027). En progressant à l’intérieur de la mer, l’AW entrante
est modifiée continuellement, d’où le nom de l’eau atlantique modifiée (MAW),
premièrement à cause des interactions avec l’atmosphère, mais aussi à cause du mélange avec
une eau atlantique ancienne restée en surface et avec des eaux sous-jacentes. Tout au long de
son cheminement, l’AW est réchauffée saisonnièrement (jusqu’à 20-28 °C dans la couche de
mélange) ou rafraîchie (descendre jusqu’à 13 °C ou moins localement), mais, dans
l’ensemble, la salinité ne fait qu’augmenter (jusqu’à 38-39 psu) et l’eau devient plus dense
(jusqu’à 1,028-1,029) (MILLOT and TAUPIER-LETAGE., 2004).
En entrant par le détroit de Gibraltar, l’eau Atlantique est, tout d’abord, dirigée vers le nord à
cause de l’orientation du détroit, puis elle décrit une gyre dans le sens des aiguilles d’une
montre à l’ouest de la Mer d’Alboran, entre l’Espagne et le Maroc. Elle décrit, généralement,
une deuxième gyre à l’est de cette même mer, entre l’Espagne et l’Algérie. En dehors de la
Mer d’Alboran, l’AW se restructure le long de la côte algérienne aux environs de 0°,
notamment, à cause de la force de Coriolis. Ici, la gyre du Bassin Occidental commence à être
nettement identifiée et montre des particularités qui permettent de reconnaître le Courant
Algérien et le système spécifique associé. Le parcours de l’AW le long des côtes algériennes
est détaillé plus loin. Annuellement, l’AW coule le long des côtes ouest de la Sardaigne et la
Corse (MILLOT and TAUPIER-LETAGE., 2004), formant ainsi le Courant Ouest Corse
(ALBEROLA et al., 1995). Un tiers du flux de l’AW (MILLOT., 1987) circule dans le sens
inverse des aiguilles d’une montre autour de la Mer Tyrrhénienne en longeant la côte nord de
la Sicile et les côtes italiennes et franchît ensuite le Canal de Corse en formant le Courant Est
Corse. Ces 2 courants fusionnent dans le golfe de Gênes pour donner naissance au courant
nord dont la circulation est cyclonique et annuelle depuis la mer Ligure jusqu'à la mer
catalane, le long du talus continental des côtes italiennes, françaises et espagnoles
(ALBEROLA et al., 1995).
La circulation dans le golfe du Lion, dont le plateau continental est à une profondeur moyenne
de 90 m jusqu’à l’aplomb du talus au sud, est influencée par le panache du Rhône, le vent et la
